Dont acte par Signo 2025-01-26 20:16:24 |
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Merci de vos précisions concernant l’âge du mariage des jeunes filles dans la culture juive antique, précisions qui font avancer le débat.
A noter cependant que je ne pense pas que dans le monde musulman actuel, les jeunes filles soit mariées avec consommation du mariage dès 9 ans.
Ici il n’est pas exactement question des musulmans mais de l’Islam. Or de fait la charia, sauf preuve contraire, est conforme à la loi naturelle dans ce qu’elle proscrit: les musulmans refusent les pratiques homosexuelles, le vol, l’infanticide, la pédophilie (exemple: les pratiques pédophiles traditionnelles dans la culture afghane sont combattues par les Talibans) admettent la peine de mort et proscrivent le meurtre, etc.
Dire que la charia est conforme à la loi naturelle ne signifie bien évidemment pas légitimer la charia ou affirmer qu’elle est une bonne législation. C’est simplement reconnaître que la moralité sur laquelle elle est fondée est la même que la nôtre. La conformité avec la loi naturelle est un critère nécessaire mais non suffisant.
Au contraire les Grecs anciens admettaient les pratiques homosexuelles, l’infanticide, etc.
La religion juive, antique ou moderne, est également un juridisme proche de l’Islam avec toutefois certaines nuances. Par ailleurs la notion islamique de « soumission » est à mon avis plus subtile qu’elle n’en a l’air.
A mon sens le véritable problème de l’Islam est ailleurs et il est double. D’une part il est probablement une réaction ambivalente à certains courants chrétiens hétérodoxes à tendance idolâtrique. Ambivalente, car la réaction monothéiste pure est en soi une saine réaction, mais c’est aussi un retour à un juridisme pré-chrétien du primat de la lettre. D’où la raideur inhumaine de la loi islamique qui réduit la vie religieuse bonne à une conformité purement extérieure à un corpus de règlements souvent mesquins, loin de la tendance à l’intériorisation qui existait déjà dans la tradition juive vetero testamentaire (cf. le psaume 118, repris dans la tradition chrétienne aux petites heures du dimanche).
Mais l’autre problème que pose l’Islam est plus essentiel. Parce qu’il n’est qu’une réaction, l’Islam perd de vue la finalité ultime de la vie humaine, finalité à laquelle toute vie religieuse authentique doit conduire. Selon les enseignements bibliques les plus fondamentaux, l’homme a été créé à l’image de Dieu et pour Dieu. Dès lors, la vraie religion n’est pas une religion, même contenant certaines affirmations vraies, qui se contenterait d’affirmer l’unicité de Dieu et de prêcher la soumission à ses commandements. La vraie religion est la religion qui permet à l’homme d’accomplir ce pourquoi il a été créé, c’est à dire de véritablement entrer dans la vie divine, de s’unir totalement au Divin. Or dans l’Islam, l’homme, même religieux, reste séparé de Dieu, et le paradis décrit par le Coran demeure une réalité terrestre, indépendante par rapport à Dieu lui-même. Sauf peut-être (de manière sans doute illusoire) dans le soufisme qui n’a jamais été qu’un courant marginal de l’Islam, il n’existe pas de Voie permettant l’accès à l’intimité divine. Dès lors, l’Islam apparaît pour ce qu’il est: une gigantesque impasse.
Au contraire, dans la voie chrétienne, la notion de déification, d’entrée dans la vie divine, constitue le cœur et le noyau incandescent de la doctrine révélée par le Christ, dont la personne est précisément cette union de l’humanité avec Dieu, cette Voie permettant à l’homme de s’unir avec le Principe, avec « le Père ». Dans le Christianisme, le Paradis, c’est Dieu lui-même, c’est « le sein du Père ». C’est donc dans la mesure où le christianisme garde au cœur de ses enseignements cette « déification » ou « sanctification », qu’il est et demeure la vera religionis, l’unique vraie religion.
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