Oui par Luc de Montalte 2024-10-02 00:51:37 |
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Vos extraits confirment mon message (tout comme dans le précédent fil), je ne sais pas où vous voyez une quelconque objection. Relisez bien, ce n’est pas par leur fausse religion qu’ils sont sauvés, mais parce qu’ils appartiennent à l’Église sans le savoir.
Maintenant, faire une généralité de cet état d’ignorance est complètement irréaliste, il est quand même bon de le noter (cf. exemples dans le précédent fil, puisque vous exigiez une réponse : message.php?num=980432). Cet optimisme béat a eu son heure de gloire dans les années 60, je ne suis pas le seul à le penser très excessif (d’ailleurs vous citez vous-même saint Augustin qui précise « s'il cherche la vérité avec scrupule »).
Pie XI en son encyclique Mortalium Animos nous a indiqué tout ce qu’il faut penser et souhaiter pour les schismatiques et hérétiques :
Or, dans cette unique Eglise du Christ, personne ne se trouve, personne ne demeure, si, par son obéissance, il ne reconnaît et n'accepte l'autorité et le pouvoir de Pierre et de ses légitimes successeurs. N'ont-ils pas obéi à l'Evêque de Rome, Pasteur suprême des âmes, les ancêtres de ceux qui, aujourd'hui, sont enfoncés dans les erreurs de Photius et des novateurs? Des fils ont, hélas ! déserté la maison paternelle, laquelle ne s'est point pour cela effondrée et n'a pas péri, soutenue qu'elle était par l'assistance perpétuelle de Dieu. Qu'ils reviennent donc au Père commun, qui oubliera les insultes proférées jadis contre le Siège Apostolique et les recevra avec la plus grande affection. Si, comme ils le répètent, ils désirent se joindre à nous et aux nôtres, pourquoi ne se hâteraient-ils pas d'aller vers l'Eglise, " mère et maîtresse de tous les fidèles du Christ " (Conc. Latran IV, c. 5).
Car, par rapport à ceux qui sont loin de moi, ma cause n’est pas en danger. J’ai bien moins A craindre un homme qui me dit : Viens, adore cette idole : un pareil homme est singulièrement loin de moi. Mais quand je dis ä quelqu’un : Es-tu chrétien ? et qu’il me répond : Oui, je le suis ; j’ai près de moi mon ennemi : sa proximité est dangereuse. Pourquoi ai-je dit qu’« ils s’approchent de moi », sinon parce qu’« ils étaient avec moi en beaucoup ? » Ce verset a deux sens. « Ils étaient avec moi en beaucoup de choses. » Nous avions les uns les autres le même baptême : en cela, ils étaient avec moi ; nous lisions le même évangile : en cela, ils étaient avec moi. Nous célébrions ensemble les fêtes des martyrs : en cela, ils étaient avec moi. Nous solennisions la même fête de Pâques : en cela encore, ils étaient avec moi. Mais nous n’étions pas tout a fait d’accord, car je n’étais avec eux ni dans le schisme, ni dans l’hérésie. Unis en beaucoup de points, nous différions en quelques-uns ; mais, parce qu’ils sont en désaccord avec moi sur un petit nombre de choses, il ne leur sert a rien de s’accorder avec moi sur beaucoup d’autres. Car voyez, mes frères, combien de choses nous énumère saint Paul, qui pourtant nous deviennent inutiles, dés qu'une seule nous manque.
Etc
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