... la position des sédévacantistes* qui prétendent exclure de l’Église ceux qui sont restés en communion avec le Saint-Siège (voir les régulières attaques contre la FSSPX sur leurs sites p. ex.). Et ce même en admettant qu'ils aient pour le reste raison.
*Je ne sais pas si c'est votre position bien entendu.
Ce sont les "sédévacantistes" catholiques (je précise) qui sont en communion avec le Saint-Siège (vacant).
C'est précisément pour rester à tout prix dans cette communion qu'ils concluent (avec une certitude morale, pas avec une certitude dogmatique que seule le Magistère pourrait donner en temps voulu pour lier autrui) à la vacance pour hérésie manifeste et publique.
Hérésie manifeste et juridiction ordinaire s'excluent mutuellement ; il n' y a pas de discussion possible sur ce point ; on discute sur les modalités et sur les manières et possibilités pour y rémédier.
Quant à ceux qui demeurent en communion avec les imposteurs, pensant être en communion avec le Saint-Siège (alors qu'en se faisant justement ils ne le sont pas), soit parce qu'ils ne saisissent pas le caractère hérétique et donc illégitime des imposteurs, soit parce qu'ils croient (à tort) qu'hérésie et exercice légitime d'une charge ecclésiastique peuvent coexister, je crois, et ici c'est "ma position" que je vous donne, qu'il existe une très forte dose de bonne foi à supposer chez beaucoup de fidèles (moins chez le clergé à mon avis, dont c'est le devoir d'état d'y voir clair), que je me garde donc de juger au for interne
(ce qui n'exclut pas de maintenir, et de clamer le cas échéant, qu'au for externe ils ont tort).
S'ils sont de bonne foi, tant mieux pour eux, et je n'en ai rien de plus à dire.
S'ils sont de mauvaise fois, p.ex. quand ils n'ont pas voulu approfondir et clarifier la question du défaut de l'autorité, alors qu'ils en avaient ou ont les possibilités (matérielles, intellectuelles ou morales ...), ils sont au moins suspects d'hérésie.