et vous verriez mes piles de livres et d'articles à lire, ou à rédiger...
J'aime bien entendre Maître Gibault parler de Céline, quand il est seul. Il y a encore une poignée d'avocats lettrés et plaisants à entendre comme Maître Collard et surtout Maître Bonnant que je recommande à tout contempteur de l'Eglise de François et de l'islam en Europe. Ces deux derniers sont capables de citer les Pères de l'Eglise et trois aphorismes latins, sans se forcer et sans cacher aux journalistes qu'ils ne sont pas à niveau.
Vous n'avez pas compris : si Céline était passé à l'opposition à Vichy et aux Allemands en 42 ou même en 44, il serait moins croustillant à lire. Sa légende noire fait beaucoup.
Le pays de Charlie m'empêche de lire certains de ces livres alors qu'on peut lire le sous-commandant Marcos, tout Lénine et Mao. Que les catholiques d'accord avec cette phrase conviennent qu'il est heureux que l'index n'existe plus.
Les moeurs de Matzneff - soutenues par toute la gauche culturelle il y a encore peu - font beaucoup pour son aura, dans un autre genre. Dans son dernier opus, il racontait ses amours avec une normalienne tradie qui allait se faire pardonner ses nuits à St-Nicolas et qui voulait se faire carmélite chez Mgr Lefebvre... Et cette fille existe et a effectivement du chien, mais quels mauvais goûts sentimentaux ! Tous deux se sont rendus au colloque Léon Bloy du Collège de France.
Malraux écrit comme un pied et était un drogué pathétique, doublé d'un mythomane et d'un truand. Je reconnais que parfois il savait parler, entre deux crises de nerf... Ses maisons de la "culture" sont dignes de Moscou.
Même Assouline, après son bon "Sigmaringen" où l'on croise LFC, veut montrer qu'en dépit de sa religion et de son cv, il est capable de prendre un grand manche pour tourner les pages de Céline.
Céline est devenu très chic et ne choque plus le bourgeois, sinon quelques incultes du crif ou des profs de gauche.
Du point de vue du style et particulièrement de la syntaxe, Céline est à une droite ce que Duras est à une gauche.
Marguerite Duraille, Mururoa mon amour...
Je vous demande de réécouter les critiques de Bardèche chez Pivot, devant BHL, au sujet de celui qui avait fuit en 45 au lieu d'affronter son destin comme le Maréchal ou Brasillach. Céline fut certes du côté des pauvres, comme Bloy, et pas du côté de Laval et des écrivains qui mangeaient à l'oeil à Paris avec les SS, mais il est surtout du côté des trouillards et des souffreteux à partir de 40. Son histoire de balle dans la tête lui a bien servi. Mytho...
Dans le genre misanthrope au XXe s., je préfère de loin Cioran et Murray. Après des heures à lire Léautaud, je le trouve décevant et superficiel. Et quel mauvais goût esthétique dans sa vie personnelle ! Son amour charnel de la souille rejoint d'ailleurs votre héros. A cet égard, Montherlant avait autrement plus de goût même si je ne les rejoins pas, quel style !
Céline annonçait un peu tweeter.
Gibault, Assouline, Céline
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