Proust, pas de la bonne religion et à la sexualité douteuse.
Céline, pas du tout catholique et Diogène repoussant.
Les lectures sont des choses si dangereuses que seul le clergé peut avoir un jugement sur elles et doit accorder des autorisations.
C'est le surveiller et punir sauce catholique : le clergé dicte, les laïcs, suivent et paient la dîme.
Heureusement, on ne fait pas plus indépendant d'esprit qu'un tradi laïc qui prend la parole dans des affaires autrefois réservées à la hiérarchie cléricale !
En gros, tout est interdit, sauf ce qui est permis du bout des lèvres... La bienheureuse ignorance. Et pourquoi donc des jeunes femmes feraient-elles des études au lieu d'élever leurs enfants et de préparer le repas du mari ?
Quand on pense que tout Balzac fut mis à l'index, quelle bêtise ! On prenait vraiment les catholiques pour des ânes et des soumis.
Mon compatriote Lacordaire avait éminemment raison de taper sur certaines raideurs. Si nos journalistes catholiques officiels pouvaient écrire comme lui...
Avec de pareils censeurs, qui existent encore aujourd'hui, on ne regarde plus Louis de Funès car les religieuses y sont souvent grimées en bécasse, car il chante dans un film à la messe avec un prisonnier, car dans sa vie, il fut un grand infidèle à sa femme, tout bon catholique qu'il était vers Ancenis (et monarchiste).
De nos jours, il vaudrait mieux que les diacres et les séminaristes aient dix romans de Balzac en tête, ne serait-ce que pour le Français et comprendre une partie du XIXe s., plutôt que de lire des magazines et avoir des cours de psychologie par une dame sur le retour ou un prêtre en civil.
Et Barbey, Huysmans, Bloy, ...
Si Céline avait viré gaulliste en 42 ou 44 comme un vulgaire Malraux, je ne crois pas qu'on le lirait avec la même gourmandise. Aujourd'hui, il ferait du slam ou du rap.
Paul Morand écrit français, lui. Et je ne lis pas uniquement parce qu'il était l'ami de Laval et que sa femme mourut antisémite jusqu'à l'os. Il n'était pas catholique du tout et coucha avec des femmes jusqu'à la fin de sa vie (même si j'ai du mal à croire tout ce qu'il écrit...). Ce n'est pas le problème quand on lit un livre.
Proust est un rabat-joie et un chouigneur qui n'assume pas tous ses désirs sexuels, jusqu'à l'inceste. Un emmerdeur qui se réfugie dans la copie. Quand on annonce sa mort à tout bout de champ, on fait en sorte de mourir dans les mois qui viennent.
Dernière question : quelle place dans la vie catholique, de laïcs qui se disent lettrés et du clergé, pour la littérature ? Les Antiques, le XIXe s., les romans contemporains.
On me dire que les journées n'ont que 24 h.
Ouais...
Il y a un plaisir aux différents âges et selon nos références qui n'est pas à négliger. Mais à l'heure d'internet et du téléphone, de wikipedia et de la télévision, je ne suis pas certain qu'on lise encore dans nos rangs. Mes grands-parents n'avaient pas de bibliothèque, ce qui ne fait pas d'eux des moins que rien. Qu'on me comprenne bien.
Les jeunes catholiques passés par une prépa ont lu sur listes, oui.
Mais sinon...

Livre épatant mais bien trop court. J'ai souvent rêvé de livres similaires sur la critique du concile dans la littérature française et anglaise. J'attends... Ce livre ferait honte à tous les adorateurs de François et de TC, à supposer qu'ils lisent...

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