Vous faites erreur ou vous êtes présomptueux.
Comme je ne suis d'aucune boutique, je ne défends pas tout le Service littéraire, qui peut décevoir et n'avoir aucun intérêt, comme tout dans la vie. Je le recevrais uniquement pour la rubrique des brèves critiques.
C'est déjà bien que vous connaissiez cette revue...
Céline est revenu en gloire, les ventes l'attestent et son éditeur ne met pas un apparat critique comme pour Mein Kampf...
Après, l'acheteur ne lit pas forcément.
Il y a aussi la catégorie, jusque chez les catholiques, qui parlent d'un livre nouveau sans l'avoir lu...
Ceux qui mettent en garde contre la vie de l'auteur, rejoignent tout de même ceux qui, catholiques, interdisaient ou interdisent de lire Gide, Proust ou votre Pascal sous prétexte que.
Va-t-on ne plus lire Platon dans les écoles hors contrat sous prétexte qu'il relaie la vie sexuelle de Socrate, qui était celle de la plupart des citoyens libres d'Athènes ?!
On peut parler de Céline sur les plateaux (Assouline et tant) et sur les planches (Lucchini), pas de Brasillach comme Le Pen en fit l'expérience en citant un de ses poèmes et plus de Matzneff.
Le style est une question personnelle. Céline me laisse froid. Je n'ai pas encore mis la main sur tous ses livres défendus...
Je suis content de savoir qu'il plaît à Sarkozy et à ses fiches. C'est un indicateur du bon goût. Cet homme ne l'aurait jamais cité s'il n'était devenu un classique, un passage obligé.
Céline écrit comme l'on parle en certains endroits, c'est tout. Il s'est écrit parlé (cet aphorisme est de moi, j'en suis très fier).
Bardèche n'avait pas tort en disant que certains s'étaient planqués en 45... Lui, était entré en résistance en 45, ce qui ne manque pas de sel...
Quelques-uns lisent Céline parce qu'il est allé à Sigmaringen et parce qu'il a écrit des choses choquantes sur les Juifs. C'est un mauvais prétexte.
Si vous êtes un grand lecteur, vous savez que si l'on vous faisait lire parfois des pages entières, vous diriez que cela n'en vaut pas la peine. Et puis on se rend compte qu'il s'agit d'un tel ou d'un tel, et cela devient tout de suite fort lisible.
Combien de politiques disent qu'ils lisent les Pensées ! Comme si cela se lisait comme un roman... Et les Provinciales sont ennuyantes comme la mort, et supposent de maîtriser le contexte théologique parisien... Je sais que ceci vous plaira.
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