Hi hi hi : la morale sexuelle intéresse beaucoup les célibataires par JVJ 2021-12-03 11:25:20 |
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laïcs, à qui je ne demande rien sur leur état, et certains clercs. Les couples peuvent aussi s'y intéresser, je leur propose une table-ronde avec moi et je leur poserai certaines questions.
Est-ce que leur catéchisme donne des précisions sur la paramentique sponsale ? (je traduis : les sous-vêtements, marques conseillées, couleurs, type de tissus, Gammarelli ?)
Bartholomeos demande à ses popes de s'arrêter devant la porte de la chambre sponsale, et cela me semble de bon aloi, d'autant que le bas clergé orthodoxe est marié, comme nos prêtres CATHOLIQUES gréco-melkites ou maronites. J'ai été béni par un curé syrien gréco-melkite en arabe, je m'en souviens encore. Cela avait de la gueule et, lui, a vu son église bombardée, et a craint pour ses quatre enfants. Il n'a pas le temps de s'interroger sur certaines questions oiseuses ou qui relèvent de la moraline. On ne peut pas dire qu'il est moins catholique qu'un prêtre du rite dit latin (qui n'a plus rien de latin, qu'on arrêt l'hypocrisie sémantique orwellienne).
De nos jours, "le" clergé n'a pas trop de leçons à donner en matière de continence et de déviances.
Si vous voulez répandre la position du missionnaire partout et entrer dans les détails dans les manuels de confession, libre aux pervers, à ceux qui adorent prendre possession des corps et à ceux qui, sous couvert de morale, voudraient bien en croquer aussi. Je propose de rééditer des ouvrages du XIXe s. et du début du XXe s. sur l'onanisme conjugal.
Je suis sûr que certains textes de Jean-Paul II sur la vie sexuelle du couple donnent de l'urticaire à ceux qui ne voient leur conjoint nu qu'une fois par an, dans le seul but de procréer et lumière éteinte. Passé un certain âge d'ailleurs, il faut ne s'adresser qu'à son esprit.
J'ai des dizaines d'amis prêtres, pour certains morts hélas. En dehors de celui qui m'a préparé au mariage, on ne parlait et on ne parle jamais de morale sexuelle, pas plus que de glands des chapeaux de cardinaux (sauf avec un chanoine des Invalides que je salue s'il me lit !). On parle de Bernanos, de Péguy, de Benoît XVI, des abeilles, de leur enfance, de leurs parents, du vin, de la santé d'une vieille paroissienne, de Josquin des Prés, de l'autel qu'il aimerait refaire, des enfants, de Purcell, du prix exorbitant du sapin demandé par l'école hors contrat locale...
Dans les pays où il n'y a ni pharmacie ni rien, j'imagine que les prêtres et les religieuses qui voient le sida et des filles de 13 enceintes dansent des claquettes, du moment que la morale est sauve. Combien ici connaissent ou ont connu des prêtres africains en Afrique (beaucoup ont une vie sexuelle active en certaines contrées, comme en Europe...) ou des missionnaires qui y sont restés 40 ans au moins ? Il se trouve que j'ai bien connu un missionnaire, médecin, conseiller même d'un président dont l'Eglise louera peut-être un jour sa sainteté.
Pourquoi sortir sa mitraillette bien-pensante ?
Faudrait me dire quel est le nombre idéal d'enfants aux yeux de certains catéchismes ! Et le nombre aussi de fois où le devoir conjugal s'impose. A titre personnel, je suis encore plus raide : se remarier après veuvage me semble bizarre. A la résurrection nos corps glorieux retrouvent qui ? Si des Pères de l'Eglise ont écrit là-dessus, je suis preneur. J'ai lu Mme Congourdeau sur le foetus chez les Pères.
Le caté et le cardinal Pie ont-il statué, tels des imams avec les hadits, de ce que l'on fait du produit d'une fausse couche ?
Ma question est très sérieuse.
Déchet hospitalier non ?
Dieu supplée.
Il n'y a pas de rituel pour cela.
Et pourtant, les parents confrontés à cela sont bien bêtes et seuls au monde, à moins, comme moi, d'avoir eu la chance d'avoir un bon ami moine, théologien et patrologue qui put nous répondre à la seconde. Car, je le dis pour les célibataires, cela peut arriver à la maison.
Est-ce que je demande aux célibataires de 20 ans ou de 25 ans, forcément suspects, sans parler des autres, ce qu'ils font de leur corps ?!
Si un père honorable regarde une jolie femme (ce qu'il m'arrive souvent de faire, me classant parmi les honorables...), je dois en vertu des Evangiles m'arracher l'oeil ?! Sourate 25 alinéa 53.
Il est plaisant de voir citer un texte de Paul VI, le seul qui trouve grâce à quelques-uns de tout le pontificat. Si Paul VI est si atroce, alors il faut tout suspecter et condamner...
Je peux sortir n'importe quel texte pontifical lointain et ordonner à tous (= personne !) de l'appliquer ! Puisque l'Eglise a des paroles éternelles... On peut excommunier comme au XVe s. des animaux et faire leur procès. J'attends de voir l'évêque qui excommuniera des rats devant les caméras ! Et pourtant, c'était très sérieux. On peut aussi comme à partir du XVe s. faire le procès de sorcières grâce aux inquisiteurs dominicains (qui étaient des personnes de haute volée) et aux officialités. J'ai déjà des noms à La Croix, mais le bras séculier risque de tiquer.
Ceux qui viennent de milieux pauvres ou très pauvres, dans les campagnes françaises, ont certainement parlé à des dames d'aujourd'hui 90 ans et de leurs sept ou dix enfants nés tous les ans ou tous les ans et demi. Elles étaient ravies. Je n'en connais pas une qui n'aurait pas voulu avoir davantage d'enfants, et même qui regrettent d'en avoir eu autant. Et elles n'étaient pas fatiguées du tout à 40 ans avec des journées allant de 5 h en été à plus de minuit... L'homme vidait l'écurie avec sa brouette, n'avait pas de voiture et la mère cassait la glace au lavoir pour laver les langes, devait s'occuper de sa propre mère handicapée (sans allocations et sans ADMR !), devait faire les devoirs, chercher à mettre quelque chose sur la table, s'occuper des poules et de traire, du jardin. Et le dimanche parfois, le curé disait en chaire, avant le concile et encore dans les années 70, que des femmes indignes travaillaient le dimanche après-midi au lieu de sanctifier le jour du Seigneur. Mais le curé avait sa gouvernante pour s'occuper du matériel et était invité dans des maisons choisies. Le curé qui comprenait un peu la vie compliquée des gens de peu, se gardait de donner des leçons trop raides (comme l'abbé Allard).
Voilà un tabou en certains milieux... Et je peux comprendre.
Les femmes battues par de bons catholiques pratiquants est un autre tabou. J'ai cité le cas d'un pervers qui chassait dans les salles d'archives et les bibliothèques. Le prieur fsspx local a conseillé à sa femme et leurs nombreux enfants de quitter cet homme. Voyez, le prieur a agi en son âme et conscience, contre le sacro-saint sacrement et à l'autorité paternelle. Le type, qui portait un titre nobiliaire, a failli s'en prendre une de ma part. A l'époque, on ne portait pas plainte. Le dimanche il allait au prieuré, en semaine, il proposait à des étudiantes d'aller en forêt dans sa mercedes !
Le diable est en nous tous. Je n'avais pas de voiture à l'époque...
Le rat des villes ne connaît rien au rat des champs, parfois, comme lorsqu'on reproche aux pauvres campagnards d'aller à la messe anticipée dans le coin (ben quoi ! ils peuvent faire 30 km le dimanche pour se trouver une place à la messe unique et détourner le regard de la seule messe de l'année qui sera dite un samedi soir... beaucoup de vieux n'ont pas de voitures en campagne ou ne peuvent plus conduire, et personne ne les conduira). Les familles nombreuses qui avaient argent et domestiques, internat douillet chez les bons pères et vacances en hiver à la montagne, ne peuvent pas comprendre non plus. Ou si elles comprennent, elles s'abstiennent de juger les autres.
Lisez Cesbron, comme Luc Perrin nous invita à le faire (Les saints vont en enfer). Je l'en remercie encore.
La vie est compliquée et les soucieux de pureté me font peur.
Un grand penseur français classique n'a-t-il pas écrit que les Français se caractérisaient par des pensées supercélestes, et des moeurs souterraines.
J'ai beaucoup d'indulgences pour ceux qui ne cochent pas toutes les cases bien-pensantes, qui ont des vies tortueuses. J'en aurais aussi pour un évêque qui a fait un écart, surtout si c'est avec une femme (il y a du progrès...). A lui de se retirer pour faire le point, sans même donner de réponses à ses prêtres. Il y avait des cas réservés autrefois et la Pénitencerie apostolique depuis le XIIIe s. (seulement) sourcillait qu'en cas de péché public. Elle distribuait des grâces et dispenses à tour de bras.
Je ne parlerai jamais d'enfant du péché, de fille-mère, d'homosexuel (il y a des catholiques par ailleurs homosexuels qui ont certainement une vie spirituelle bien plus élevée que la mienne, et je le sais au moins concernant un grand ami). Nous avons parlé d'enfant du péché dans l'Eglise et cela continue par endroits. Un prêtre refuserait de baptiser un enfant présenté par deux pères (je n'entre pas dans le détail) en pensant que l'éducation ne serait pas chrétienne, comme si on faisait passer un test aux autres avec surveillance régulière ! L'enfant n'y est pour rien (et je le plains d'avoir dans la société "deux pères").
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