En substance par Ptitlu 2021-12-02 21:43:17 |
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Après la feuille de poste, les hommes. Le nonce apostolique, Mgr Celestino Migliore, italien, proche de François, diplomate chevronné, arrivé en mars 2020, sera le chef d’orchestre de ce remplacement imprévu. Mais c’est le pape qui jouera le point d’orgue de la partition en choisissant, seul, l’élu avec les conseils du cardinal canadien, excellent connaisseur de la France, Marc Ouellet en charge des évêques à Rome. Cependant l’Église a le temps de la décision. Elle prévoit un système de remplacement immédiat en cas de défaillance avec la nomination d’un administrateur apostolique qui gère les affaires courantes, en l’occurrence Mgr Georges Pontier. À Lyon, Mgr Michel Dubost a assuré cette mission pendant dix-huit mois avant que le successeur du cardinal Barbarin, Mgr Olivier de Germay, 60 ans, ne soit nommé.
Pour établir une liste de candidats, les services du nonce procèdent par élimination. Tout risque sur une affaire de mœurs, d’une mauvaise gestion de prêtres pédophiles, toute incapacité à dominer des situations complexes ou à subir les hautes pressions de la fonction, tout doute sur l’orthodoxie catholique ou sur un penchant trop à gauche ou trop à droite, ou encore problèmes de santé, permettent d’élaguer.
La nonciature va consulter mais plusieurs noms se détachent déjà. En premier lieu, l’actuel président de la Conférence des évêques et archevêque de Reims, Mgr Éric de Moulins-Beaufort. Il est à Paris comme chez lui. Peut-être trop, ce qui pourrait jouer contre lui, tout comme son jeune âge, 59 ans, car un évêque prend sa retraite à 75 ans. Ensuite, l’archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun, 64 ans, au caractère bien trempé. Enfin, celui qui pourrait être nommé cardinal par François car dans sa ligne, l’actuel archevêque de Marseille, Mgr Jean-Marc Aveline, presque 63 ans. Mgr Luc Ravel, archevêque de Strasbourg, polytechnicien, pourrait aussi figurer sur la liste. Tout comme deux benjamins, quoique un peu jeunes, Mgr Matthieu Rougé, 55 ans, à Nanterre, et du même âge, Mgr Pierre-Antoine Bozo à Limoges.
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Remarque : M. Guenois est bien informé.
Personnellement, j'aurai retiré Bozo, Mgr de Limoges, et rajouté Mgr de Lille (écarté précédemment car trop à gauche) et Mgr de Rennes (les rennais seraient heureux de le voir partir, mais question gestion des pères...chus ce n'est pas ça. Il peut dire ce qu'il veut aux médias, les archives disent l'inverse).
On a surtout quelques semaines, normalement. Charge à l'administrateur apostolique, soit de figer les positions (comme Mgr Pontier en Avignon), soit de recoller les morceaux et d'aplanir les difficultés pour le suivant, comme Mgr Bonfils en Corse.
Néanmoins toute cette histoire met en exergue l'insigne faiblesse de la position des évêques. S'ils tentent de la rattraper en multipliant les coups de menton, de crosses et de foudre, en chassant leurs propres fidèles et en se montrant injustes, dans une perpétuelle fuite en avant, c'est une voie sans issue - ce qui peut être compris, magie des communications modernes, même (très) loin de Paris...
Ah oui. Mgr Aupetit s'en va moins de trois mois après avoir sabré les messes traditionnelles à Paris (notamment tout ce qu'il y avait à l'est, puisque selon Monseigneur, les Haïtiens, comoriens et autres sénégalais n'entendent rien au latin, et s'ils persistent, ils n'ont qu'à traverser Paris.
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