n'a absolument aucun sens !
Et je crains que le cardinal et d'autres jouent sur l'ambiguïté avec le docteur habilité à diriger des recherches...
Même ceux qui n'ont pas eu de mention en master 2 (quel mot horrible) ou en maîtrise, peuvent pour les premiers s'inscrire en thèse ou pouvaient pour les seconds passer un DEA avant de s'inscrire en thèse.
Le cardinal parle de lui pour l'année 1970 !
Et c'était ainsi, sans date, sur sa notice chaque année dans l'annuaire de la CEF. Par exemple celui de 1999 p. 135 : "licence en théologie et habilitation au doctorat" (et la phrase d'avant, études en théologie à l'ICP 1965-1970).
Le bon cardinal se faisait mousser, comme un vulgaire grand rabbin de France qui se prenait pour un agrégé. Le cardinal Barbarin n'inventait pas d'habilitation à la licence...
Le cardinal Lustiger ne faisait pas semblant d'avoir autre chose que ses deux licences, comme Mgr Brincard (ou sa thèse des Chartes).
Je ne juge pas les évêques à leur doctorat, car Mgr Dagens est normalien, agrégé, docteur ès lettres et en théologie... Dans sa pastorale, il rejoignait le sans-diplôme Taverdet... Le curé d'Ars non plus n'avait pas fait d'études poussées. Je ne suis pas un fanatique du diplôme, mais je n'aime pas quand des personnes s'informent sur wikipedia ou au doigt mouillé pour expliquer ce qu'ils ont compris depuis une heure ou deux mois. Toute personne qui travaille sur un sujet depuis vingt ans sait qu'il n'en a pas fait le quart du tour.
Mgr Gaidon mettait son diplôme de piano au conservatoire, ce qui était touchant pour ce bon évêque.
En haut du panier, il y a tout de même, qu'on les aime ou pas, les théologiens qui ont enseigné dans les facultés ou Universités catholiques, qui ont dirigé des dizaines de thèse. Benoît XVI est de ceux-là. Je les distingue de ceux qui, comme le pape actuel (qui se soucie ici de sa santé en ce moment ?), ont enseigné au sein de leur famille religieuse ou dans les séminaires. Un Professeur dans une Université allemande a une autre autorité intellectuelle que ceux de nos facultés catholiques françaises...
Je suis habilité à faire du sport par mon cardiologue chaque année.
J'ai connu, de nom, des curés de campagne (village de 300 hab. que don Rodrigue et d'autres ici ont pu connaître), formés à Rome et qui étaient docteur en théologie. Ce curé des années 50 y est mort en charge, allait dire sa première messe en soutane en vélo au village voisin et tardait parfois à commencer la seconde, car il avait repéré à l'aller un lièvre qu'il attendait avec sa carabine en bandoulière. Gloire à ces curés inhumés au milieu de leurs fidèles, dans ces villages qui n'ont plus de presbytère habité par qui de droit ! J'admire la modestie du cursus après avoir connu Rome avant la guerre et être allé jusqu'au doctorat, tout en étant né dans une famille pauvre qui s'était saigné pour financer le séminaire au diocèse (je ne sais pas si les études à Rome étaient payées par les diocèses ou les familles à cette époque, le volume sur les 150 ans n'aborde pas ce sujet).
Bien respectueusement mon Père,
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D'avance, merci !