la FSSP n'avait-elle pas ses registres paroissiaux ? par JVJ 2021-06-18 09:19:01 |
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On a l'impression que l'archevêque veut bien, dans sa magnanimité, que des farfelus aillent à la messe en latin, mais pas trop quand même, et uniquement à la messe.
Il faut aller à la paroisse pour tout le reste...
A Dijon, au temps du P. Bourland, il y a ceux qui allaient sciemment à la messe à St-Michel, par goût de cette messe soignée et recueillie, pour ce curé-ci.
D'autres allaient le dimanche aux Dominicains, et pas en paroisse.
Les étudiants n'allaient pas dans une chapelle qui n'existait pas, et encore moins dans l'hideuse église moderne Ste-Jeanne d'Arc.
Tout d'un coup, on voit un évêque qui impose la paroisse territoriale à l'heure où elle a volé en éclat ! Et cet historien le sait.
Quand je reviens à Langres, il est hors de question que j'aille dans la paroisse de mes parents, d'autant que j'ai un ami curé pas très loin. Et quand l'évêque célèbre pas très loin, c'est sa messe.
Les diocèse refuseraient-ils à l'avenir les dons de fidèles qui ne sont pas domiciliés dans leur diocèse ? Chaque catholique a droit à ses préférences, et on ne refusera pas la communion à ceux qui n'y croient pas ou à ceux qui ne donnent pas au denier...
Même dans le NOM, jouer la paroisse à tout prix est impensable aux parents qui ont déjà transmis beaucoup de choses à leurs enfants. Il est hors de question, et l'archevêque n'est pas dupe, que des enfants débarquent sans aucun bagage (la faute aux parents). Dès lors, on voit mal des enfants se catéchiser à leurs contacts quand ils savent depuis leurs 5 ans le Salve regina, connaissent des moines, ont vu des prêtres en soutane sans se poser de questions, prient systématiquement dans une église quand ils y entrent... Les parents seraient en droit de ne pas être d'accord avec la cohabitation d'enfants qui ne sont pas du tout dans le même état d'esprit. On dira, comme dans les lycées publics, qu'il faut que les élèves "avancés" lèvent le niveau des autres. Pas d'accord du tout.
Il y a des enfants qui vont à la messe le dimanche et même en semaine, et il faudrait qu'ils jouent la paroisse avec une "catéchiste" douteuse et des enfants qui n'y vont jamais ou en traînant les pieds. Non, pas d'accord.
On appréciera mon indépendance, car j'ai dit ici combien le caté tradi où mon enfant alla s'est très mal passé, en raison d'un clerc très très nerveux et violent. Un père ne me disait jamais bonjour. Un gamin intenable n'a jamais été viré du groupe, ce qui gênait profondément les autres, éduqués. Je n'idéalise jamais rien.
Quand l'archevêque enseignait à Strasbourg (ses anciens collègues pourraient parler..., chut chut !?), il ne prenait pas en thèse quelqu'un qui n'avait même pas son deug.
Je plains les prêtres dijonnais solides des conseils de l'archevêque, qui n'oseront pas ouvrir leur bouche pour garder leur sérénité.
Le texte du diocèse n'est pas signé, pas même du vicaire général. Ce n'est pas du tout fait dans les formes.
Sous Benoît XVI, Mgr Minnerath n'aurait jamais osé ce qu'il a fait et ce qu'il pense. C'est dire que la vérité pastorale ne s'y trouve pas : vérité en-deça...
Les quêtes allaient bien au diocèse, c'est là l'essentiel pour certains...
Comme Mgr Minnerath a avalé le code de droit canon, j'espère qu'en maître de la liturgie qu'il est ex officio, il se rend régulièrement avec le missel dans les messes de son diocèse pour vérifier l'orthopraxie du clergé et des fidèles. Evidemment que non.
On attend avec impatience la nom de son successeur, qui pourrait avoir le courage d'un trait de plume, de laisser vivre la diversité au nom de l'écologisme intégral.
Quand mon aumônier universitaire, aujourd'hui curé de Notre-Dame de Dijon et neveu du RP Pic op, disait la messe à genoux sur une table du salon, que le plat à hostie (genre truc apéritif) circulait de main en main, que chacun pouvait commenter l'Evangile... était-ce une diversité légitime ? Il y avait des étudiants allemands, très avancés, y compris dans leur sexualité, qui poussaient à la roue. Quand Mgr Coloni venait une fois l'an, comme par hasard, on allait dans l'église voisine. Les cours de théologie venaient d'un groupuscule dominicain breton, avec des théories atroces, notamment en ecclésiologie. J'ai tenu un an, aussi parce que je n'ai jamais aussi mal mangé que dans ce taudis (un préfabriqué). 30 habitués sur 20 000 étudiants... 30 paumés, quoi.
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