Alors, 3 et un paragraphes... par Glycéra 2013-11-15 13:05:30 |
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Trois remarques, trois paragraphes pour poursuivre
En tentant de lire ce qui est "liturgique" dans ces célébrations de noces.
1
Ceux qui ont fait de la messe ou des sacrements des "faits" et non des moyens, les ont rapidement vidés de tout : de contenu (en prétendant "simplifier", or les noces ne simplifient pas : quand elles réussissent, elles unissent), vider le contenu fit mourir le contenant (id est le missel dans toutes ses richesses de gestes) ; vider d'attrait, car les humains cherchent c e qui leur manque, ou ce qu'ils sentent en eux sasn pouvoir l'amener au jour. Exemple la confession, qui est reconnaissance de la vérité, vue quand elle est dite. Une vérité gardée en soi est mal vue, elle est peu maniable. Ainsi un amour nuptial qu'on ne dirait pas en paroles et en gestes deviendra nain ou tordu, ou sujet de roman pour emplir des pages de "problèmes" artificiels ou circonstanciels, temporels.
Se défier des gens ex-cités, le Diable peut aussi mettre le feu, la beauté du Diable n'est pas seulement physiquement féminine, il emploie toutes sortes de feux de pirates côtiers pour nous faire rater le vrai port et échouer dans nos choix. "Si la mariée est trop belle, c'est qu'elle n'est pas pour toi" dit le dicton des sages. Tout le sens est dans le trop, qui suppose connaissance de soi, écoute de son union intérieure. L'humilité se détecte, et elle est joyeuse comme celle de Marie : Je suis bien heureuse de ce que Dieu passe en moi, et y fasse Ses belles choses" Fiat Voluntas Tua, ô Deus meus !" Les prétentieux sont "trop" : trop satisfaits, pas assez écoutants, seuls dans leur "faire" et se vident dans leur "faire savoir".
La liturgie on man show, où l'on n'entend pas où est Dieu, où l'on ne sait où tourner les yeux de l'âme, est cela : dangereuse, illusionniste, même si elle attire un temps. La liturgie est une fête où deux se rencontrent et s'annoncent aux autres, un temps de nourriture et d'écoute. Sans une perception que du sacré se passe là, sans révérence pour ce don du sacré, point de nourriture d'âme.
Quel est le chemin ? La marche ! Au dedans de soi : lire ses zones d'ombre. Tout seul ? Là, l'humain n'est pas doué ! Il a besoin d'une aide à son côté. Autrui est là pour révéler ce qui est en nous. Selon ses ombres, c'est telle ou telle voie que Dieu montrera. La voie est une pratique, du concret, poser des gestes. Pas de célébration sans gestes, surtout dans les noces ! Geste intérieur de s'entendre parler en soi, de lire où sont les ombres. Geste extérieur de recevoir l'aide d'une torche aimablement prêtée par un maître, ou geste extérieur d'une circonstance, (autour - se tenir), que Dieu fabrique : c'est le petit billet du jour ou du moment, plus intime et plus incisif que les Ecritures pour tous, fixées en un Livre, même saint). Ces gestes se marient, se combinent pour nous éclairer. Pour que nous voyons ce qui en nous est potentiel non encore accompli. Cela rajeunit, car cela lève peu à peu les crasses, les cancers ou les nécroses : nous les avons laissées se faire ou nous avons causées par nos révoltes, ou les deux...
Se connaître, c'est savoir où Dieu vient loger. C'est avoir fait le constat de l'état des lieux, et eu des idées de nettoyages, de réparations, d'agrandissements. Dieu est bel architecte, Il nous demande juste l'entretien et la mise en valeur de notre patrimoine, de ce qui est reçu de lui, parce que nous l'avons accepté comme base terrestre. La liturgie sert à tout cela. Le très beau parallèle entre l'union des époux et la divine liturgie est cette unité du Ciel et de la terre. Entendre le combat des vices et des vertus d'Hildegarde éclaire cette connaissance. Dieu se moque de notre surveillance, de notre "est-ce bien, est-ce mal" à longueur de monologues. Il demande qu'on le laisse faire. A Lui de juger de qui Lui est pierre pour sa construction. "Faire la volonté de mon père est ma nourriture dit Jésus", c'est obéir à l'Eglise qui est notre lot. Y compris de regarder ce que Dieu nous inspire parmi les moyens offerts.
2.
L'être humain est polarisé. Comme une pièce de monnaie dont on ne peut voir la face et la pile en même temps. "Faisons l'homme à notre image, mâle et femelle, Il le créa " dit la composition incarnée. Chacun a les deux composantes, d'où la richesse de la variété des unions. On la retrouve dans la fécondation. Il faut de l'ovule et du spermatozoïde. Il a été tenté moult expériences sur l'oeuf fécondé. On met un noyau fait de deux parties d'ovules. Cela ne donne pas une fille ! Mais de la matière indifférencée qui ne devient rien que de la mousse. Deux parties de spermatozoïdes ? On obtient ... du placenta, cette nourriture de l'embryon. Mais pas d'embryon. Il faut être deux compléments en soi pour devenir soi.
La polarité est multi-aspect. Le cheminement de deux (qui ne font qu'un) et la réunion de ces morcellements, de ces bouts de poussière que nous sommes se complètent. Les deux sont nécessaires. Ce deux est variable selon les natures, mais il est toujours là. Visible sur l'anneau des religieuse, ou audible dans les textes des prêtres "je me dois à ma pauvre femme (id est son diocèse) dit St François de Sales. Autrement dit "cherchez la femme !" pour comprendre l'homme ? Sûrement, chemin sûr !
Polarité chimique oserais-je dire : H²O... H comme homme, et l'expression "qui en a ²", et O comme eaux, étymologie et symbolique du maternel. Là j’arrête, pour ne pas me faire censurer par les ... Dieu est partout chez Lui. Sauf là où la créature le chasse... Vous m'aurez compris.
La reconnaissance est vue des valences, des liaisons de valences. Analogie aussi, où l'électron libre ou la puissance électrique externe peuvent faire de la casse dans l'union moléculaire. Là je retrouve aussi la liturgie : la goutte d'eau dans le vin... l'humanité de Jésus dans sa divinité. Et le vin contient tant d'eau... Mais l'eau (pure, seule) n'est pas du vin, même si la molécule d'eau qui a la chance d'être dans la composition du vin est, elle, déjà du vin !
3.
Royaume intérieur = celui dont on est (ou appelé à être) le souverain à pleine part. Sans d'abord posséder son royaume, comment pourrait-on le donner à Dieu ?
Donc ?
Demande de connaissance ferme de ce qui est, la foi (baptême, la trinité en signe de croix),
constitution de la boîte à outils (confirmation, onction finale),
état des lieux (conscience de l'état, ex-posé du résultat, demande des grâces gaspillées),
transformation par assimilation (communion, adoration eucharistique, viatique)
engagement de vie (mariage ou voeux, dans un cadre où l'état est clairement lisible)
Dieu met son cachet ? J'ai bien l'image. Ainsi le Diable sait qui est le propriétaire ! et n'a pas le droit d'ouvrir !
Une perte de quelque chose d'avant la conscience ?
Embryologie : la membrane de l'oeuf fécondé se nomme la pellucide... Peau qui laisse passer la lumière, paix-lucide ? L'oeuf flotte, libre, 6 jours, il remonte les trompes. Là il atteint l'utérus dont la paroi est prête, une mer de sucre dont les cellules n'ont pas de séparations.
Alors, le 7ème jour ... hasard diront d'aucuns ? et l'oeuf se fond dans la matière sucrée. Se fond ? Oui, il pénètre, il entre dedans, en perdant sa membrane, plus rien n'en reste. Donc en perdant ses limites antérieures, il perd l'information qui y était : il perd la mémoire de sa frontière première. La matière, la biologie ne sont-elles pas des oeuvres d'art qui )parlent mieux qu'un livre discursif, un tableau vivant sculpté par Dieu ?
Dieu se retire de l'oeuf. Il ne pèse pas. Il n'est plus là. C'est en se retirant que Dieu crée. Il es proche... mais il laisse l'homme faire, se faire. Se ^promener dans ses terres intérieures, nommer les animaux qu'il y trouve (ses passions) pour dominer sur elles. Dominer... Dominus. Nous apprenons à posséder, et à mettre en valeur. A gagner notre nourriture à la sueur de nos narines dit la Genèse. En soufflant, en inspirant l'air-l'ambiance que Dieu donne. En lui remettant nos toxines qu'Il purifie. Tâche quotidienne, à gérer tous les jours... Qui cesse de suivre le temps recule vis à vis du temps. Qui court trop veut récolter avant la saison. Une minute à la fois dit Ste Thérèse. Elle se possédait parfaitement, et savait aussi qu'elle ne savait pas le faire seule. Mais qu'un "grand effort de volonté "est nécessaire" au début de la démarche. Après, on lâche la rive, et on va "Duc in altum" car là est Jésus qui nous dit où et quand pêcher. Seuls, nous travaillerions comme les apôtres toute la nuit, et reviendrons bredouilles. Paradoxe de ce travail de conscience intérieure et extérieure, de dé-couverte de ce qui est, sur terre, par la matière, couvert de voiles, et de la nécessité de la volonté, même (et surtout ?) inefficace ? Dieu sait comme nous prendre... Je vous redis la né-cecité. Nous nous connaissons assez pour que je sache que vous y voyez une chance bénéfique pour vous.
Vous voyez ce que tant d'autres ne supposent même pas !
La hantise ? est-elle soeur de l'anxiété, de la défiance ? Est-il un esprit vide et révolté qui vient réveiller ou qui vient tirer ailleurs ? Dieu sait. Peut-être est-ce là comme la ténèbre : pour voir où est la limite de la lumière.
Elle n'importe pas. Elle est juste un outil, la conscience qu'on en a est déjà une possession de son état intérieur. Donc, je dirais : possession intérieure = la face invisible qui est plus soi que soi, et qui a donné sa forme au corps visible. Un retour-nement à soi, vers le Dieu qui nous visite, avant de décider d'y habiter, quand nous l'y prions de s'y installer.
La bouchée de Judas est une contrefaçon... L'hostie est la bouchée à l'endroit . Ce n'est pas l'âme qui mange, mais l'hostie qui nous rend semblable à Lui. Je suis peu à peu ce que je mange... évident dands l'assiette ou les désirs alimentaires, mais encore plus puissant spirituellement. Jésus, je me laisse manger par vous. Marie gardait tout cela dans son coeur... En voilà une dame forte, qui se connaissait parfaitement, et osait, sans affectation, dire quand elle était fatiguée, sans se prendre pour une sur-femme... Peut-on être possédé à son insu ? Ne me semble pas ... il faut avoir ent'ouvert la porte, si ce n'est plus.
La liturgie est là pour nous rappeler qui est l'Epoux véritable que nos âmes attendent, appellent, et qui nous espère infiniment. Le premier liturge fut-il l'ami de l'Epoux : id est Jean le Baptiste ? Celui qui a baptisé Jésus, humblement, sachant qui Jésus est.
P S
Vous dites : ""vous écriviez qu'on se marie souvent pour résoudre les problèmes non réglés dans l'enfance. C'est vrai, mais au plus haut point de compréhension de ce mot, est-ce moral ?"
Je ne suis pas certaine de comprendre. Voulez-vous dire qu'on utilise l'autre pour sa propre fin-faim ? Et qui est "moral" ? Pourriez-vous tourner la question autrement pour que je sois à la même chose que vous ?
A part ce petit dernier point, je clorais là mes réponses sur le Forum, si vous le voulez-bien, tout en lisant volontiers votre réaction. Cela est programme immense, et nourriture délicieuse, mais nous avons déjà beaucoup dit ici.
Avec mes très bonnes salutations
Glycéra
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