la farce démocratique continue par baudelairec2000 2013-09-23 19:08:28 |
|
Imprimer |
Un royaliste commet -il un péché en s'abstenant de voter?
Pourquoi cette question? Une fois de plus, c'est une habitude depuis ce bon Léon XIII de culpabiliser les royalistes.
L'abstention, concrètement, ne concerne pas que les royalistes. Des chiffres réels: pour l'élection présidentielle de 2012, sur 46 millions d'inscrits, un peu plus de 9 millions d'électeurs se sont abstenus (les blancs ou nuls s'élevaient à 2 155 000). Pourquoi ne se pose-t-on pas la question à propos de ces 9 millions de personnes? Ceux-ci, je pense, ne sont pas des royalistes qui s'ignorent.
Dans cette question du vote comme obligation, il y a cet espoir que l'on pourra par son vote changer quelque chose à la marche du monde, que l'on pourra influencer la politique de son pays, voire inverser la tendance. C'était le dessein de Léon XIII quand il faisait obligation aux catholiques français de se rallier à la république (cf. l'encyclique Au milieu des sollicitudes de 1892)et ainsi d'infléchir l'oeuvre anti-chrétienne de la III e république, de mettre ainsi fin au laïcisme. On se souvient qu'un certain nombre de lois, de 1880 à 1886, avaient été votées en faveur de l'école républicaine (gratuite, obligatoire et laïque); on avait commencé par interdire aux Jésuites d'enseigner (29 mars 1880). Les autres congrégations devaient demander une autorisation. Ajoutons que ce pouvoir compléta son arsenal en décrétant la fin du repos dominical obligatoire, le divorce (loi Naquet), la laïcisation des cimetières et des hôpitaux.
Résultat de cette politique de ralliement: les républicains au pouvoir remerciaient les catholiques et l'aide que Léon XIII leur avait apportée par la séparation de l'Eglise et de l'Etat, accompagnée de la seconde spoliation que l'Eglise de France eut à connaître.
Il n'y a pas à dire, la participation des cathos et des monarchistes aux différents scrutins fut une réussite. Le cours des choses fut changé...
Le problème, les faits sont têtus, c'est que voter, pour un catholique ou tout homme soucieux du bien commun, ne change rien à la donne. La démocratie moderne n'a absolument rien à voir avec la démocratie classique, celle que rejetaient déjà les Anciens parce que contraire au bien commun. La démocratie issue du Contrat social de Rousseau est totalitaire (l'homme est un tout parfait et solitaire, écrivait-il). Y mettre le doigt, c'est le risque d'y laisser le bras; accepter de collaborer avec un tel régime, viscéralement opposé au bien commun, centré sur l'individu, c'est compromettre le moindre espoir de redressement, c'est affaiblir les forces de résistance des individus qui chercheraient à se parfaire ou à devenir parfaits. Pensez-vous, vous qui votez, qu'il soit possible, facile de devenir vertueux, de faire le bien lorsque la législation ne vous incite pas au bien?
Ne pas oublier que la finalité d'un pouvoir chrétien ou juste est de détourner les hommes vicieux de la voie du mal et d'inciter les bons à continuer à pratiquer la vertu, tout cela par des lois justes: il n'y a pas d'autre finalité.
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !
|