Vous esquivez Mgr Gamber. par Bertrand Decaillet 2011-05-16 14:06:52 |
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et c'est dommage, parce que finalement la vraie question est là, et non ailleurs.
Pour Mgr Gamber le problème n'est pas la légitimité de la promulgation par le Pape (et partant l'eventuel sédévacantisme), mais bien la légitimité d'un rite qui serait moderne, c'est-à-dire "fabriqué", pour reprendre la qualifiaction du Cardinal Ratzinger.
Le Pape Benoît XVI enjambera, en 2007, avec beaucoup d'habileté diplomatique - reconnaissons-le - la question, en parlant d'un seul et même rite sous deux formes différentes.
Mais dans les faits - et personne n'en est vraiment dupe - il y a bel eh bien émergence d'un nouveau rite (au demeurant multiple et à options) qui, de fait, n'a pas de "légitimité" historique.
Je vous rejoins totalement, en revanche sur "J'ai l'impression, corroborée par la présentation du P. Lombardi* sj de l'Instruction, que cet article qui est presque copié de 1984 est là justement pour fournir une arme aux chicaneurs néo-modernistes". Faut-il dés lors mordre à l'hameçon? Évidemment, nous devons être rusés comme des serpents et ne pas nourrir naïvement le prexte de interdiseurs acharnés. Je serai tellement heureux, personnellement, de ne pas avoir à me battre sur ce point avec les évêques qui se jetteront sur cet os à ronger et en feront un prétexte, pour continuer, dans les faits, à interdire le rite traditionnel!
Aussi, concrètement, la question est la suivante: dans quelle mesure professer diplomatiquement (vocabulairement, si j'ose dire) la "legitimité" d'un rite novus (historiquement illégitime) peut engager, pour des laïcs, une attitude concrète dangereuse (ou l'inverse : professer l'illégitimité peut engager une attitude concrète... etc.?
L'accusation de sedevacantisme est évidemment un raccourci "mediatique" qui ne tient pas.
Reste le jeu sur les mots... et le funambulisme sémantique qui, finalement, est le drame même de Vatican II (interprétable à 360° suivant son propre point de vue) - et nous voilà repartis pour obtenir une nouvelle explication de l'explication de l'explication... dans trois ou quatre ans, parce que les textes normatifs ne devaient froisser personne?
Mais concrètement, que signifie "légitime" ici, quant à:
- la fréquentation du NOM ?
- la critique (théologique, et non pas cosmético-esthetico-"sacrée") du NOM?
- quant à la nécessité d'un pratique biritualiste etc. etc.
- quant à la culture liturgique enfin?
Autrement dit : qu'est-ce que cela change, que ce rite "mauvais" soit "légitime", ou pas?
NB. Je vous trouve injuste à caricaturer les tenants de l'illégitimité. Il y a ici une vraie question, qu'il serait simpliste et néfaste d'écarter a priori par l'anathème ou par le tabou.
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