De la Métaphysique d'Aristote par Jean-Paul PARFU 2026-10-02 18:50:27 |
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Des points très intéressants :
. Dieu se définit comme une Pensée qui se pense elle-même, car c'est pour lui l'activité la plus noble et parfaite ;
• Dieu se pense en se contemplant éternellement, car il n'y a rien de plus grand ni de plus parfait que la pensée ;
• Le bonheur suprême : Cette auto-contemplation ininterrompue constitue pour le divin la plénitude de la vie et le bonheur (eudaimonia) absolu.
Nous sommes assez proche ici de ce qu'enseigne le christianisme.
Pour Aristote, le nombre trois est inscrit dans les lois mêmes de la nature. Il explique que le monde et toutes choses sont déterminés par le ternaire, car il est le seul à posséder un commencement, un milieu et une fin.
• C'est seulement à partir de trois que l'on peut parler de « tous » ou de la totalité.
De plus, cette perfection absolue s'exprime dans la structure de notre réalité physique : le monde sensible possède trois dimensions (longueur, largeur, profondeur), ce qui épuise toutes les possibilités de la grandeur géométrique.
Puisque le chiffre trois émane directement des lois de la nature, Aristote observe que les humains l'utilisent tout naturellement pour régler les sacrifices solennels offerts aux Dieux. Le ternaire est la mesure du sacré. Cette idée fait écho à la tradition antique selon laquelle « le nombre impair plaît aux dieux » (comme le mentionne Virgile ou les rituels égyptiens rapportés par Plutarque).
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