[réponse] par Réginald 2026-03-17 19:06:13 |
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Je ne cherche pas à imposer une “logique”, mais simplement à distinguer ce qui est établi de ce qui relève de l’hypothèse.
Permettez-moi de prendre une image qui vous parlera sans doute : vous raisonnez comme un avocat qui construit un faisceau d’indices cohérent ; j’essaie simplement de vérifier si ce faisceau constitue une preuve, c’est-à-dire s’il exclut les autres interprétations. Or, ici, ce n’est pas le cas.
Vous affirmez l’existence d’une autre partie du troisième secret de Fatima, mais sans en donner de preuve positive : vous partez d’indices, de silences ou d’interprétations pour en déduire un contenu précis.
Ainsi, votre argument tiré de la formule “au Portugal se conservera le dogme de la foi” ne permet pas d’établir ce que vous affirmez. Cette formule pourrait tout aussi bien introduire une diversité de situations (crise, affaiblissement, contestation), sans impliquer en rien une perte de la foi à Rome.
Votre interprétation n’est donc pas contenue dans le texte : elle en est une extrapolation.
C’est précisément ce point qui pose difficulté. En matière de démonstration, comme en droit, le possible ne suffit pas : il faut un élément objectif qui impose la conclusion.
D’ailleurs, c’est exactement la méthode du P. Louis-Marie Delerm (Le Sel de la terre, 2005, n° 53), qui conclut :
“Si l’on ne peut affirmer avec certitude que nous ayons désormais intégralement le secret du 13 juillet 1917, aucun indice positif ne permet non plus d’assurer que le Saint-Siège aurait dissimulé des éléments lors de la révélation du 26 juin 2000. Sans être absolument certaine, l’intégralité du troisième secret de Fatima nous paraît même probable.”
Pour une question aussi importante que celle de l’indéfectibilité de l’Église, cette méthode me paraît plus sûre.
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