Ce qu'il dit (transcription) :
1:14:32
eh bien c'est elle [l'Eglise]
1:14:38
qui vous parle à ce moment là. Le Christ n'est pas réellement substantiellement présent
1:14:43
dans la parole de Dieu, c'est pas vrai ça, c'est protestant, c'est pas catholique
Gardez à l'esprit qu'en théologie classique, le terme de "Présence Réelle" à la Messe est employé sans précision du "substantiel" pour signifier le mode de présence réalisé par la Consécration, et seulement celui-là. Et ce même avant le Concile de Trente (voir par exemple la Bulle Transiturus de hoc mundo, Denzinger 846). Ce n'est que récemment qu'on a voulu y voir le mot "réel" comme opposition au mot "fictif", alors qu'auparavant on employait "réel" au sens de réalité sensible dans la formulation du dogme.
La vidéo de la FSSP montre le respect que la liturgie porte à l'Evangile, Parole de Dieu, et à l'évangéliaire, support de cette Parole, mais en aucun cas ne prétend que le diacre agit à ce moment-là "in persona Christi". Dans le domaine des réalités sensibles, c'est bien le diacre, donc l'Eglise, qui proclame la Parole de Dieu, et ce n'est qu'indirectement, puisque l'Evangile est Parole de Dieu, qu'on peut dire qu'alors Dieu Lui-même s'adresse à nous
hic et nunc comme vous dites.
Vous voulez du
Pascendi ? J'ai été tenté de vous citer le fameux "rendez-vous [ou égoût collecteur] de toutes les hérésies" mais ce serait par trop provocateur. Je me contenterai donc du passage suivant :
C'est pourquoi aussi le sens des dogmes doit être retenu tel que notre Sainte Mère l'Eglise l'a une fois défini, et il ne faut jamais s'écarter de ce sens, sous le prétexte et le nom d'une plus profonde intelligence
Donner un sens différent au mot réel dans le terme "présence réelle" par rapport à la théologie classique, n'est-ce pas justement ce que vous faites ?
Quant à mon prétendu rapport idolâtrique à la FSSPX, permettez-moi de vous dire que vous vous fourrez le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate. Je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'elle dit, et je pense l'avoir déjà écrit plusieurs fois ici-même. Mais c'est une autre histoire.
Cordialement
Meneau