"Le temps intérieur" par le torrentiel 2026-01-16 06:57:19 |
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Un ami ingénieur statisticien -et organiste, et marathonien, et aveugle- que je recevais l'autre semaine, me disait que, si l'enfance marque à ce point la vie de l'homme, c'est que le temps y dure beaucoup plus longtemps en intensité de perception relative. Cela pourrait également expliquer que le trauma marque d'autant plus quand il est perpétré pendant l'enfance, indépendamment de l'empreinte qu'il laisse en raison de la gravité du péché qui l'a fait commettre. Et toujours selon lui, à vingt ans, l'homme aurait vécu les trois quarts de sa vie, les trois quarts de son "temps intérieur", car ensuite, le temps passe beaucoup plus vite à mesure que la vie s'allonge. Il se réduit comme peau de chagrin.
Cette explication peut en ouvrir une autre sur la gravité du péché originel, non pas en tant qu'il offense Dieu à proprement parler, mais il laisse une empreinte dès ses commencements sur le règne intendantiel que l'homme devait avoir sur ce monde imparfait où il a été placé et dont il aurait dû être le premier rédempteur, mission dont il est orphelin, comme le montre sa tendance, mise au jour par le triangle de Karpman, à continuer de vouloir être un sauveur, quitte à devenir bourreau et à se faire passer pour une victime, là où Jésus s'est fait Sauveur en devenant victime sans se transformer en bourreau, ce qui me réconcilie avec ce "triangle dramatique" que je croyais inventé contre la mission salvifique du Christ Rédempteur dont la mission serait pervertie dès l'origine, excédant l'homme, fût-ce en Dieu, alors que, même si s'en prendre au Christ était dans les intentions de Karpman (j'ignore quelles étaient ses croyances), Jésus sauve très différemment que l'homme ne pourra jamais le faire.
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