Défrichez la forêt de symboles et vous trouverez le Christ. par le torrentiel 2026-01-16 06:26:45 |
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Cher Signo,
Votre réponse qui remet le symbole à l'honneur comme développement du mythe, en quelque sorte, rejoint une réflexion que je me faisais hier soir à propos d'un prédicateur issu de la communauté saint-Martin dont j'apprécie les prônes, car 70 % de ses prédications sont consacrés à expliquer des symboles et, une fois qu'il a ainsi débroussaillé le chemin et enlevé les arbres qui jonchent cette forêt de symboles, on a l'impression qu'il n'a pas dit un mot du Christ, or il n'a parlé que de Lui. Il ne l'a pas mis à toutes les sauces comme le Christ inexistentiel de la Réforme luthérienne qui rend l'existence humaine vide de sens, mais il a dégagé l'horizon pour qu'on Le voie et je dirais même qu'à la fin de ses homélies, on ne voit que Lui.
Je ne me prononcerai pas sur la question posée par Candidus. J'ai été fasciné par le P. Lecarreux qui croyait en l'inerrance biblique et qui savait en parler. Je ne crois pas en l'évolution pour des raisons premièrement esthétiques (la vérité doit être belle) et qui deviennent un peu plus scientifiques à la lumière d'un enseignement que j'ai reçu hier soir, mais qui est trop frais pour que je l'aie entièrement assimilé: la chaîne du vivant discerne des micro-évolutions, mais pas de macro-évolutions et l'homme ne saurait descendre du singe.
"L'âme d'abord, le corps l'anime ensuite", je converge avec cette concaténation glycérienne que j'avais trouvée ailleurs et qui disait pour la résumer: ce n'est pas l'^me qui a été introduite dans le corps, mais c'est le corps qui est introduit dans l'âme et ce n'est pas l'âme qui est enveloppée dans le corps, mais c'est le corps qui est enveloppé dans l'âme. Cet ailleurs" légèrenent ésotérique était, me semble-t-il, le livre des "Conversations avec Dieu" de Neal-Donald Walsh, mais je crois me souvenir que Simone Pacaut l'avait repris dans son "Évangélisation des profondeurs".
Et pour ne pas tout à fait passer à côté de la question qui ouvre ce fil, je dirais que la femme a été créé, non pas en retirant une côte à l'homme, mais a été créée de côté, comme son coeur, pour lui donner l'intelligence de l'amour, intelligence à la fois matricielle, réceptive, lunatique, langoureuse, changeante, vaporeuse, évanescente, et par-dessus tout cela profondément active, anti-abonnique. L'homme et la femme se correspondent non par bilatéralisme psychique pour reprendre la querelle de Freud et de Fliess, mais par bilatéralisme du coeur.
Faut-il dire que le récit de la Genèse est vrai ou est purement métaphorique? C'est une question qui me dépasse et dont je ne dirais pas qu'elle n'a pas d'importance, car je me souviens d'avoir été remué, sinon un peu scandalisé par une affirmation de François Varillon dans "Joie de croire, joie de vivre" -livre dans lequel il y a à boire et à manger-, où j'ai trouvé très facile le procédé rhétorique qui consiste à dire que la Révélation n'a pas de caractère scientifique, comme si Dieu était trop pauvre de langue pour savoir parler à l'homme un langage complet.
Voilà ma petite contribution à cette intéressante question.
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