Précisément par Signo 2025-11-15 19:27:08 |
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La mention de la communion des saints souligne cette dimension glorieuse et lumineuse du sacrifice eucharistique, qui s’offre en union avec toute l’Eglise triomphante. Ce dont on avait parfaitement conscience a l’époque patristique et que Trente rappelle encore au XVIe siècle.
Une précision: c’est bien sûr le Christ glorieux, victorieux et vivant qui est présent sur l’autel. Mais n’oublions pas que le Christ ressuscité apparaît à ses disciples avec encore les plaies de la Passion. La tradition iconographique représente le Christ sous le symbole de l’Agneau immolé et vivant dont le Sang vivifiant coule de la plaie du côté, inondant et sauvant ainsi l’Univers racheté. Il ne faut donc pas opposer le Crucifié et le Ressuscité: car le Ressuscité est celui qui fut crucifié, au point d’en porter encore les stigmates après sa Résurrection. Encore une fois, passion, mort, résurrection dans la gloire forment un unique mystère: le paschalis sacramentum, le mystère pascal, dont la mention est présente à plusieurs reprises dans les textes mêmes de la liturgie traditionnelle. En attaquant cette doctrine, la FSSPX s’éloigne dangereusement de l’orthodoxie catholique.
A mon sens, la plus belle définition mystique de la messe que j’ai jamais entendue est contenue dans La légende dorée, un texte de la piété médiévale (dont l’auteur semble être Jacques de Voragine), dans un passage donnant un récit imagé du martyr de l’apôtre S. André:
« A Dieu tout-puissant, j’offre chaque jour un Agneau sans tache; et, après avoir été mangé par tout le peuple, il demeure Vivant et tout entier »
Toute la doctrine catholique de la messe est dans cette phrase : le sacrifice, le banquet mystique, dont le fruit est l’unité du Corps mystique qui est l’Eglise.
Par ailleurs, pour répondre à ptk, la Résurrection et l’Ascension ne sont pas ajoutés au sacrifice eucharistique, mais ils sont déjà contenus dans ce sacrifice ; car le Christ présent sur l’autel n’est pas mort, mais Vivant; et il n’est présent que sous une forme sacramentelle, c’est à dire réelle et substantielle mais mystérieuse, puisque dans le même moment le Christ n’en demeure pas moins in sinu Patri, assis pour l’éternité à la droite du Père, d’où il jugera les vivants et les morts…
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