précision d'auteur et réflexion plus large par Luc Perrin 2025-10-13 12:41:41 |
|
Imprimer |
"votre mention" : c'est l'A. de l'article de la revue cité, pas moi.
Mon commentaire est au-dessous, j'ai séparé le § cité. J'ai oublié les guillemets de fin de cette phrase, au temps pour moi.
L'abbé F.H. vous a répondu quant au jube domne benedicere dans la liturgie.
L'historien de l'art souligne l'usage du jubé pour la proclamation de l'Évangile.
Enfin le lien, évident à mon sens et qui se retrouve dans tous les commentaires des sites c'est un signe, tient à la question de départ :
voir ou ne pas voir.
Je suis pleinement d'accord que la motivation initiale de la construction des jubés n'était pas la théologie de l'arcane mais plus le confort des clercs par rapport à une nef possiblement bruyante mais in fine, le jubé amorce une clôture des choeurs qui elle aboutit bien au résultat de la théologie de l'arcane.
La question du "doit-on toujours tout voir" - et tout entendre - dans l'action liturgique est une question centrale, par delà le cas des jubés. C'est un point majeur de la théologie de l'arcane. Je ne suis pas le premier, loin de là, dans la littérature historique à relier ce prurit du "tout voir" à ce qui s'épanouit au XXe siècle et aboutit, trop souvent, à une liturgie spectacle dont la dimension "mystagogique" comme disent les liturges est dévoyée totalement en médiocre pédagogisme.
Là nous passons du XIIIe (édification du jubé de Notre-Dame) et du XVII-XVIIIe (temps de son éventrement progressif et 1792 de sa destruction complète) à une problématique de 2025 entre ce que le pape Léon XIV nomme, à tort, la "messe de Vatican II" et la liturgie romaine traditionnelle (missel version 1962, influencé par la tendance au "tout voir/tout entendre" mais de façon contenue).
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !
|