voici ce qu'indique Wikipedia au sujet de la place par Luc Perrin 2025-10-12 22:17:35 |
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du maître-autel dans les églises gothiques comme Notre-Dame de Paris.
C'est peut-être fautif et je ne suis pas médiéviste encore moins spécialiste du placement des autels à chaque période d'histoire de la liturgie catholique.
"De nos jours, les croisées sont souvent dotées d'autels, mais au Moyen Âge, l'autel principal était toujours placé dans le chœur et/ou l'abside . Le côté chœur était souvent masqué à la vue du public (et donc à son accès).3 Aug 2024"
Je trouve aussi ceci sous la plume de Mathieu Lours dans Connaissance des Arts à la suite de la découverte de nombreux morceaux du jubé médiéval de Notre-Dame lors des fouilles de 2022.
« C’est un moment, explique Mathieu Lours, historien de l’architecture, où les penseurs de l’Église décident d’accorder davantage d’importance aux fidèles dans les lieux de culte, de les accueillir plus largement dans les abbatiales et dans les cathédrales, et, pour ces dernières, de réunir les chanoines et les évêques dans une même église. On se trouve alors face à un dilemme : comment concilier la tranquillité de la prière pour ces “professionnels de la liturgie” avec la présence des fidèles ? La réponse sera différente selon les espaces de la Chrétienté. En Italie et en Allemagne, on surélève le chœur ; en France, on développe la fonction de l’ambon, c’est-à-dire des deux pupitres destinés à proclamer l’Évangile et l’Épître, les deux grandes lectures de la liturgie. À une date située sans doute autour du XIIe siècle, les ambons gagnent en hauteur et sont reliés par une sorte de mur avec une porte au centre : c’est ce qu’on appelle un jubé. Celui-ci est à la fois un mur de clôture, un seuil et une tribune. Puis, les autres côtés du chœur sont clos par une paroi. Dès lors, les fidèles ne voient plus le chœur où ont lieu les offices, ni le sanctuaire où se déroulent les messes solennelles. » Véritable façade intérieure, cet élément d’architecture joue un rôle essentiel dans la hiérarchisation de l’espace. Il tient son nom des premiers mots de la prière « Jube domine benedicere » (« Daigne, Seigneur, bénir »), prononcée avant la lecture de l’Évangile.
N'oublions pas que le maître-autel n'est qu'un des nombreux autels et les messes étaient célébrées dans les différentes chapelles parfois en même temps, selon des formules complexes selon la nature de chaque chapelle, certaines pouvant être fermées au public général et d'accès réservé à une famille, une corporation, une confrérie ...
L'autel à la croisée du transept ne semble pas prévaloir pendant les siècles qui précèdent immédiatement le N.O.M.
Mais là encore je ne suis pas spécialiste de cette question.
L'article précise ceci qui rapproche de la vision orientale :
« Pour compenser la césure visuelle ainsi créée, le jubé et la clôture de chœur se transforment en un mur d’images, souligne Mathieu Lours. Un calvaire est généralement placé au-dessus de la porte et des scènes de la Passion du Christ sur le jubé pour rappeler la dimension eucharistique des cérémonies qui se déroulent derrière. » Du nord au sud, un cycle narrant l’histoire du Christ se déployait sur l’ensemble de la clôture, de l’Annonciation aux apparitions postérieures à la Résurrection. Dans ce décor sculpté, on pouvait déceler un jeu de correspondances entre certaines scènes figurées et les rituels accomplis de l’autre côté de la barrière par les clercs."
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