Vous osez écrire:
En fait en donnant un statut particulier au péché sexuel contre un enfant on relativise les autres péchés sexuels (l'adultère entre adultes consentants). En définitive on mélange le droit pénal laïc (dont on peut comprendre qu'il aggrave les sanctions pour les crimes commis contre les plus fragiles) avec la morale chrétienne qui cantonné strictement la sexualité au cadre du mariage.
Quel aveu. Toute la crise des abus sexuels dans l’Eglise se trouve dans ces lignes. Vous donnez des arguments en or aux progressistes qui instrumentalisent la crise des abus pour démanteler la doctrine catholique.
A partir du moment où une certaine « théologie morale » aveugle (qui est en réalité moderne, et j’insiste lourdement sur ce point) fait de toute activité sexuelle pratiquée en dehors du cadre du mariage un grand fourre-tout indifférent et sans hiérarchisation de la gravité des actes, inévitablement on crée le cadre théologique et pastoral propice à la prolifération des abus.
Votre affirmation est évidemment fausse. Agresser sexuellement un enfant ou une personne fragile est infiniment plus grave que des rapports sexuels consentis entre deux adultes hors mariage. Il suffit de connaître les conséquences dévastatrices des abus sur la santé psychologique, morale et spirituelle des victimes pour s’apercevoir que ces actes relèvent davantage du cinquième commandement que du sixième. Au vu des conséquences que l’on connaît désormais, je suis d’ailleurs partisan d’un ajustement de la théologie morale sur ce point.
C’est dommage parce que j’appréciais vos différentes interventions souvent très stimulantes.
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