Héhé par Jean-Paul PARFU 2024-11-03 20:33:57 |
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Ne pas confondre le Saint-Empire romain germanique (962-1806) et l'Autriche-Hongrie (1867-1918).
"Au Moyen Age, la distinction est courante entre la notion d’"auctoritas", de supériorité morale et spirituelle, et celle de "potestas", simple pouvoir politique public s’exerçant par des moyens légaux. Dans l’empire médiéval comme dans le Saint-Empire, cette distinction sous-tend la dissociation entre l’autorité propre à la fonction impériale et l’autorité que détient l’empereur comme souverain d’un peuple particulier.
Charlemagne, par exemple, est d’une part empereur, d’autre part roi des Lombards et des Francs. L’allégeance à l’empereur n’est donc pas soumission à un peuple ou à un pays particulier. Dans l’empire austro-hongrois, la fidélité à la dynastie des Habsbourg constitue encore « le lien fondamental entre les peuples et tient lieu de
patriotisme » (Jean Béranger) ; elle l’emporte sur les liens de caractère national ou confessionnel.
"Qu’est-ce qui distingue fondamentalement l’Empire de la nation ? C’est d’abord le fait que l’Empire n’est pas avant tout un territoire, mais fondamentalement un principe ou une idée. L’ordre politique y est en effet déterminé, non par des facteurs matériels ou par la possession d’une étendue géographique, mais par une idée spirituelle ou politico-juridique. Ce serait donc une erreur de s’imaginer que l’Empire diffère de la nation avant tout par la taille, qu’il est en quelque sorte "une nation plus grande que les autres." (A. de Benoist)
Le Saint-Empire voulait en fait s'identifier à l'Empire romain d'Occident et finalement à la Chrétienté européenne.
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