Intéressant de voir que le progressisme liturgique n’est en rien incompatible avec l’uniformité et la centralisation papale…
Hélas oui, le centralisme pontifical - qui avait permis un certain refleurissement de la liturgie romaine dans le passé - a amené rapidement, sous les espèces d'un caporalisme et d'une lâcheté grimés en obéissance, le cataclysme antiliturgique que nous subissons depuis 60 ans.
À l'origine du vice, il est malheureusement fréquent de trouver une vertu dévoyée.
Je me permets de répondre à votre question sur une éventuelle restauration du rite lyonnais.
Dans la mesure où la révolution liturgique des années 65-68 l'a balayé, et compte tenu du fait que le NOM s'y est officiellement substitué en 1970, je vois mal de quel fondement juridique différent de celui du VOM romain l'on pourrait se prévaloir pour le restaurer
ex abrupto.
Aux plans psychologique et doctrinal, je vois mal comment une telle idée pourrait germer dans la tête d'un évêque à moyen terme. Il y faudrait une conscience liturgique et une culture approfondie des rites que bien peu semblent détenir.
Au plan juridique, le rite lyonnais demeure dans le même état que le rite romain traditionnel : dans une situation de relative apesanteur ; ni validement supprimé, ni légalement permis. Il n'existe actuellement que par une concession donnée localement à la FSSP par ses supérieurs, et par une (tacite ?) permission de l'ordinaire aux prêtres diocésains de Saint-Georges.
Sa survie actuelle ne tenant qu'avec la présence de la FSSP et celle - encore plus précaire - de Saint-Georges, elle semble bien fragile à vue humaine.
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