Pour sa défense par Signo 2024-11-03 20:18:49 |
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On pourrait me rétorquer qu’à partir du moment où l’on a adopté le rite romain et délaissé les rites locaux, on est censé suivre les évolutions du rite romain dont le législateur est l’évêque de Rome, certes.
Mais, deux objections:
- la radicalité de la réforme de 1969 est telle que l’on ne peut pas parler d’une simple révision du rite romain traditionnel (comparable aux éditions précédentes du missel) mais d’une refonte complète aboutissant à la création d’un nouveau rite, distinct de l’ancien et avec des différences très marquées, non seulement en lui-même, mais plus encore dans sa mise en œuvre;
- mème en se situant à l’intérieur du rite romain, il me semble que les questions d’uniformité liturgique avec ce qui se fait à Rome ne revêtent pas une importance telle qu’elles pourraient être de nature à modifier l’orientation d’une vocation monastique qui normalement se fonde sur le désir de chercher Dieu dans une communauté précise, ce qui devrait être la seule préoccupation d’un jeune moine. Sans prétendre juger le for interne, il me semble que l’importance à mon avis excessive donnée à cette question de l’uniformité rituelle avec Rome dans le discernement d’une vocation illustre bien ce « virus ultramontain » qui amène à survaloriser et à considérer comme essentielles des aspects qui n’ont objectivement qu’une importance secondaire voire marginale dans la tradition monastique. Cela m’amène à constater que l’approche solesmienne de la vie monastique s’éloigne sur certains points du monachisme ancien et reste très marquée par certaines obsessions typiques du XIXe siècle.
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