Ouest-France
Nantes. Des tags accusateurs visent le lycée Saint-Stanislas et le diocèse
Plusieurs messages dénonçant des viols ont été tagués dans les rues Casimir-Périer, Émile-Loubet, Julien et Cardinal-Richard, à Nantes. Le lycée Saint-Stanislas, visé, a déposé plainte pour dégradations. Le diocèse de Nantes a également prévu de le faire.
Les mêmes accusations avaient été peintes en rouge sur des murs, aux abords du lycée privé d’enseignement catholique Saint-Stanislas, à Nantes, dans la nuit du 6 au 7 octobre. Au lendemain de la présentation du rapport de la commission Sauvé sur les violences sexuelles dans l’Église catholique en France, entre 1950 et 2020.
Ce matin, jeudi 2 décembre, au moins cinq nouveaux tags de la même teneur ont été découverts, dans plusieurs rues proches de l’association diocésaine de Nantes : rues Casimir-Périer, Émile-Loubet, Julien et Cardinal-Richard. Ils dénoncent des viols, en pointant à nouveau le lycée Saint-Stanislas, mais aussi l’évêque de Nantes, Laurent Percerou, parce qu’il se tairait.
Une plainte en cours au diocèse
Vers 13 h, une société de nettoyage a été dépêchée par la Ville pour effacer les traces des messages, en commençant par l’un des murs d’enceinte de l’association diocésaine, rue Cardinal-Richard, et celui d’en face, devant une maison d’habitation.
Selon nos informations, le lycée privé a déposé plainte pour dégradations auprès du commissariat de police de Nantes. Contactée par la rédaction, la direction de l’établissement scolaire n’a pas souhaité répondre à ce sujet. De son côté, le diocèse de Nantes, via son service communication, a confirmé qu’une plainte était « en cours après les tags de la nuit dernière, mettant en cause le lycée Saint-Stanislas et interpellant monseigneur Percerou ».
L’évêque de Nantes est prêt « à entendre les personnes qui auraient des informations à faire connaître afin de comprendre de quoi il s’agit ». Le service communication précise : « N’ayant pas connaissance du dossier, Mgr Percerou souhaite que toute la lumière soit faite sur cette affaire. »
Remarques :
- vu les adresses, ça correspond au grand séminaire et ses abords. Des tags auraient aussi été tracés près d'une église.
- l'évêché a porté plainte pour les tags de début octobre et le lycée les avait fait effacer le matin même
- l'article a oublié de mentionner l'épisode de mi-novembre
- l'évêque aurait été mis en cause nommément pour avoir couvert ce qui s'est passé dans ce lycée.
Moralité il a ouvert la boîte de Pandore...
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