Vous me semblez confondre deux choses par Regnum Galliae 2017-01-19 17:01:53 |
|
Imprimer |
à savoir le principe et son application. La seconde peut exiger une certaine flexibilité, mais le premier ne doit jamais être oublié.Pourtant il l'est d'AL.
Le principe est qu'on ne peut communier en état de péché mortel et on ne peut se confesser tant que l'on ne souhaite pas sortir de ce péché. Or le "remariage" est une situation structurelle d'adultère, donc de péché mortel. Donc des divorcés "remariés" ne peuvent accéder aux sacrements. Différents éléments de contexte (ignorance non coupable, habitude, etc.) peuvent supprimer le caractère mortel du péché, qui a une certaine subjectivité, mais ne sauraient en aucun cas atténuer la gravité de la faute. La responsabilité du pasteur est donc que tôt ou tard le fidèle soit conscient de cela.
Son application : des divorcés "remariés" ignorent ou ne veulent pas savoir ou découvrent trop tard le caractère gravement irrégulier de leur situation. Dans ce cas, le comportement du pasteur ne peut pas être bêtement binaire et il existe une zone grise où du cas par cas est nécessaire. Mais du cas par cas peut-il entrer dans une encyclique potentiellement lue par des milliards d'êtres humains ?
Il faudrait que l'encyclique soit claire sur ces deux points. On peut s'écarter de la norme à condition de ne pas oublier le but final qui est que la sainte communion requiert la plus grande pureté de coeur et que l'ignorance non coupable le devient dès que l'on tourne trop longtemps autour du pot. Il y a un moment où le fidèle doit savoir ce qui est blanc et ce qui est noir. Et l'encyclique n'insiste peut-être pas assez sur cette exigence.
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !
|