Quand le pape François fait cet éloge, pas de cadre magistériel par Athanase 2017-01-19 13:49:08 |
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Les différentes positions, prises de parole et interventions de François sont certainement des positions personnelles exprimées, certes, publiquement avec des dégâts certains, mais je ne vois pas en quoi elles sont, au sens strict, magistérielles. Il faudrait encore que François accepte de définir, de lier, ce qu'il ne fait pas ou assez peu. François s'est même clairement engagé sur un registre pastoral. Il l'a dit ouvertement, et prenons-le donc au mot. L'infaillibilisation de certains textes et gestes me paraît vouée à l'échec, à moins de défendre la position ultra-ultramontaine de certains Pères de Vatican I qui réclamaient l'infaillibilité du pape pour les actes où il s'exprime même personnellement. Il me semble que cette "surinfaillibilisation" a été rejetée par Vatican I. Et surtout, François est plus un pasteur qu'un docteur.
On peut en penser ce que l'on veut, mais par respect pour l'auteur n'imaginons que François soit désireux d'élargir le nombre de pages du Denzinger. Même dans Amoris Laetitia, François se refuse, dès les premiers paragraphes, à trancher: il dit ouvertement qu'il ne faut pas attendre tout le temps des positions tranchées de la part du magistère. L'intention du pape me paraît claire: ne pas trancher. Je note aussi que François dit clairement qu'il n'édictait pas une nouvelle législation consistant en des exceptions. Donc j'en déduis, même malgré une volonté plus ou moins dissimulée de praxis subversive, que François n'édicte rien de nouveau. Je le dis d'autant plus qu'il existe un malaise créé par la note de bas de page numéro 351.
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