Intentions et honoraires par Quodvultdeus 2013-12-04 15:48:23 |
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Sachez bien ceci :
- chaque messe est célébrée à une seule intention comme elle a été demandée par le donateur ;
- chaque prêtre ne peut toucher qu'un seul honoraire par jour.
Si un prêtre, un dimanche, annonce plusieurs intentions, voilà comment ça se passe :
une intention est effectivement honorée ce dimanche, et les autres intentions le seront les jours suivants.
Si un prêtre reçoit plus d'intentions avec honoraires qu'il ne peut célébrer de messes (par exemple s'il reçoit 3000 intentions par an, comme ce fut mon cas jadis), il envoie le surplus à son évêché qui les transmet ensuite à des prêtres qui en sont dépourvus. Le prêtre peut également envoyer directement ses surplus à des congrégations missionnaires pour leurs prêtres.
Il n'y a aucun risque qu'un prêtre s'enrichisse en recevant de nombreux honoraires. Des directives très strictes sont édictées par les diocèses à ce sujet. Dans un grand nombre de diocèses, le nombre d'honoraires de messe effectivement perçus ne doit pas dépasser 25 par mois.
Sachez encore que l'on ne verse pas une offrande pour la célébration mais pour le prêtre à l'occasion d'une célébration. L'honoraire de messe, c'est le gagne-pain du prêtre : 25 honoraires maximum par mois x 16 euros = 400 euros par mois. Cette somme complète les 500 et quelques euros de traitement versés par l'évêché.
En quelques mots : on ne paye pas la messe (qui n'a pas de prix) mais le prêtre.
Beaucoup de fidèles - et peut-être vous-même aussi - s'imaginent que les finances de l'Eglise, c'est du grand n'importe quoi, que les prêtres empochent autant d'honoraires qu'ils peuvent, qu'ils piochent dans la quête "ni vu ni connu", qu'ils arnaquent les fidèles à l'occasion des enterrements, etc.
Eh bien non ! Les prêtres ont des comptes très rigoureux à tenir, contrôlés par le Vicaire général, des bordereaux à remplir scrupuleusement et à envoyer à l'économat diocésain, des registres d'intentions de messe à tenir à jour en permanence, des comptes à rendre au conseil économique paroissial. Dans le domaine des finances, il est demandé aux curés de paroisse et aux doyens de faire preuve d'une extrême rigueur.
Et je puis vous certifier que l'on ne fait pas n'importe quoi. Et si l'on faisait du n'importe quoi, l'économe diocésain aurait vite fait de s'en apercevoir.
Pour finir : ce que vous dites de l'Espagne est valable pour tous les pays du monde sans exception, y compris la France.
Quodvultdeus
P.S. : Voir aussi mon autre post dans ce même fil.
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