V II : la question qui n'est pas assez souvent posée. par Scrutator Sapientiæ 2012-10-21 08:40:48 |
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Bonjour et bon dimanche, Toussaint.
1. Des questions et des réponses, sur la conformité
- de ce que j'appelle le spécifique du Concile (notamment et surtout dans DH, NA, GS) au Magistère antérieur au Concile,
- de la liturgie et de la pastorale post-conciliaires EFFECTIVES à la liturgie et à la pastorale conciliaires OFFICIELLES,
il y en a eu, depuis un demi-siècle, énormément, vraiment beaucoup.
2. Et il n'est peut-être pas exagéré de dire ce qui suit :
- de même qu'il y a une âme de sélectionneur, et au moins une conception de la composition la plus appropriée de l'équipe de France de football, dans le coeur de chaque contempteur ou supporter des "bleux",
- de même, il y a une âme d'exégète ou d'interprète du Concile, et de ses relations avec l'avant-Concile et avec l'après-Concile, dans le coeur de chaque catholique d'âge adulte non amnésique ni schizophrène.
3. A mon sens, la question qui n'est pas assez, pas beaucoup, pas souvent posée, ne porte pas sur les relations, respectives et successives,
- entre la "doxa" magistérielle ante conciliaire et la "praxis" liturgique et pastorale ante conciliaire,
- entre la "doxa" ante conciliaire et la "doxa" conciliaire,
- entre la "praxis" ante conciliaire et la "doxa" conciliaire,
- entre la "doxa" conciliaire et la "doxa" post conciliaire,
- entre la "doxa" conciliaire et la "praxis" post conciliaire,
- entre la "doxa" post conciliaire et la "praxis" post conciliaire.
4. La question vitale à laquelle je pense renvoie à un sujet tabou : c'est celle, c'est celui, de la fécondité spirituelle de l'ensemble constitué par le Concile ET par l'après Concile, à tout le moins dans le contexte européen occidental.
5. J'ai essayé, il y a déjà un certain temps, de formuler la problématique à ma manière, donc comme j'ai pu, sur le FC :
Ici.
6. Un demi-siècle, donc deux générations, après le début du Concile, il est peut-être enfin possible de se demander pourquoi et comment l'or pur du Concile s'est changé en vil plomb post conciliaire, sous l'angle de la fécondité spirituelle, et, notamment, sous l'angle du développement de la piété personnelle et familiale, et sous celui de la multiplication des vocation religieuses et sacerdotales.
7. Il a, souvent et beaucoup, été question des fruits du Concile, depuis un demi-siècle : des fruits, Dieu sait qu'il y en a, surtout à l'intérieur du Catéchisme de l'Eglise catholique et du Magistère post conciliaire, car on ne peut pas dire que la liturgie et la pastorale post conciliaires aient été aussi fructueuses, dans la pratique, sur le terrain.
8. Mais il me semble que l'interrogation la moins fréquente porte sur la fécondité spirituelle du Concile Vatican II, de sa mise en forme puis en oeuvre, dans les diocèses et les paroisses, car je ne parle évidemment pas ici du développement des communautés charismatiques ni de celui des fraternités traditionnelles, développement qui n'a pas été formellement prévu par le Concile et qui s'est "parfois" effectué d'une manière contra ou extra positionnelle, par rapport à la conception dominante, horizontaliste et humanitariste, de l'après Concile.
9. Le Synode sera-t-il l'occasion d'un véritable examen de conscience collectif, sur le décalage
- entre la remarquable fécondité spirituelle potentielle, officielle, du Concile,
- et la relative infécondité spirituelle actuelle, effective, de l'après Concile,
à tout le moins dans le cadre du catholicisme diocésain européen occidental ?
Je le souhaite de tout coeur, mais je n'en suis pas certain.
10. Loin de moi l'intention d'accuser qui que ce soit de quoi que ce soit, ni de voir dans le Concile la seule origine de cette désertification spirituelle,
- qui s'est produite à l'intérieur et à l'extérieur de l'Eglise catholique,
- dont les origines axiologiques, si je puis m'exprimer ainsi, sont antérieures et extérieures au Concile,
même si on peut déplorer que le Concile n'ait pas été, DANS LES FAITS, une instance d'interposition, conservatrice et propagatrice du christianisme catholique, au service de davantage de fécondité spirituelle, face à cette désertification spirituelle contemporaine.
11. Mon intention est d'une autre nature, elle n'est pas sanctionnatrice du passé, mais se veut remédiatrice vers l'avenir : dans quelle mesure le Concile peut-il être un instrument de reforestation spirituelle, à l'intérieur et à l'extérieur de l'Eglise catholique, alors qu'il n'est pas constaté ni démontré que cinquante années de références doctrinales et pastorales, épiscopales et pontificales absolument omniprésentes et sempiternelles, aient encouragé ou favorisé, DANS LES FAITS, cette reforestation là ?
12. Je suis demandeur et preneur de toute citation, de tout document, qui émanerait du Saint Père, du Saint Siège, de la CEF ou de tel ou tel évêque, sur cette question essentielle ; à mon sens, cette question est "au moins aussi importante" que celle de savoir, pour aller vite et pour faire court, si la déclaration DH se situe réellement en contradiction formelle ou "seulement" en dépassement dialectique, par rapport à la lettre encyclique Libertas de Léon XIII;
Bon dimanche et à bientôt.
Scrutator.
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