Cher ami Chelot ! par Jean-Paul PARFU 2012-10-18 16:23:05 |
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Pour l'Eglise (jusqu'à Vatican II en tout cas) on ne peut dissocier la liberté religieuse ou/et la liberté de conscience de son rapport au bien, au vrai, au beau !
Comme le rappelle l'abbé de Jorna sur un plateau de télévision suisse dans un autre fil, l'homme ne peut se définir à lui-même sa propre fin. Qu'il le veuille ou non sa fin, c'est NSJC !
Le problème de la liberté doit donc toujours être mis en relation avec la vérité : "La vérité vous rendra libre !" dit NSJC.
Pour l'Eglise, il n'y a donc de liberté religieuse que pour l'Eglise catholique et de liberté de conscience que pour le "l'homme juste" et notamment le chrétien fidèle de l'Eglise catholique.
C'est d'ailleurs cette liberté de conscience (catholique) qui permet à un médecin de bonne volonté ou chrétien, voire catholique, de faire jouer une clause de conscience contre l'avortement ou l'euthanasie que l'établissement dans lequel il travaille ou le pays dans lequel il se trouve, voudraient l'obliger à pratiquer.
Pour l'Eglise, il n'y a donc pas un droit naturel à la liberté religieuse (ou à la liberté de conscience), droit naturel qui serait de surcroît rappelé par la Révélation, comme le proclame le document "Dignitatis Humanae" (1965).
Le seul argument que l'on puisse objecter à l'Eglise est de dire : mais comment voulez-vous qu'on octroie une liberté religieuse à l'Eglise, alors que l'Eglise la refuse aux autres ?
Mais, cet argument, vous l'avez compris, est d'ordre politique et juridique ; il n'est pas d'autre philosophique ou théologique.
Ce que l'Eglise répondait autrefois à ce type d'argument, c'est que :
- d'abord, l'Eglise ne s'occupe que de son droit à elle. Elle ne s'occupe pas du droit des autres ou plutôt de leurs prétendus droits, puisque seule la vérité à des droits et que l'erreur n'en a pas.
L'Eglise n'est pas la Révolution française ; elle n'est pas une machine à inventer des droits qui n'existent pas.
L'Eglise n'a pas à exprimer les revendications à la liberté des religions en général ou d'une conscience mondiale religieuse. Elle n'a pas reçu ce mandat de son fondateur ;
- ensuite, bien que ferme sur les principes, l'Eglise est en réalité douce dans leurs applications concrètes et qu'elle tolère l'erreur (contrairement aux libéraux qui sont doux ou flous sur les principes, mais durs dans leurs applications).
Conclusion : L'Eglise et les chrétiens devraient se battre contre ce président musulman au nom de la liberté religieuse pour la seule vraie religion qui est le christianisme tel que défini par l'Eglise catholique et la liberté de conscience droite des ses membres !
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