Sur le contenu de l'article et les réponses de l'abbé de Tanoüarn par Jean-Paul PARFU 2012-10-18 14:17:14 |
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Comme d'habitude, l'abbé de Tanoüarn est bon et arrive même à obliger son interlocuteur à admettre la pertinence, ici de ses critiques envers le Concile Vatican II.
L'abbé de Tanoüarn explique bien aussi en quoi la doctrine nouvelle de "L'Eglise-sacrement" est dangereuse.
Juste deux objections-précisions à propos de l'unité du genre humain qui figure dans "Lumen Gentium" d'une part et la liberté religieuse de "Dignitatis Humanae", d'autre part.
I) Sur le problème de "l'unité du genre humain", il aurait, il me semble, plus clairement fallu dire que, pour l'Eglise :
a) cette unité n'est pas à faire, mais qu'elle est un constat biologique en quelque sorte (le monogénisme) ; qu'elle est sous-entendue par elle en quelque sorte et ce qui lui permet d'évangéliser ;
b) cette unité, si on l'entend cette fois par "unité culturelle" n'est pas son but, car le but de l'Eglise ne peut être que le salut des âmes !
Cette unité n'est pour elle qu'une conséquence de son évangélisation, conformément aux paroles du Christ : "Cherchez d'abord le Royaume de Dieu et de sa justice et le reste vous sera donné par sucroît !".
En aucun cas l'Eglise ne peut avoir pour fin, une fin purement naturelle. La fin de l'Eglise est forcément eschatologique et surnaturelle ! Sinon, on "naturalise le surnaturel", on laïcise le christianisme et on souhaite en réalité, purement et simplement, "faire le Ciel sur la Terre".
A défaut, en effet, il n'y aurait plus de différences entre l'Eglise et le Grand-Orient de France !
II) Sur le problème de la liberté religieuse, je ne crois pas qu'il y ait, à proprement parler, le problème de la liberté religieuse qui serait celui d'une simple négociation avec les Etats d'un côté et le problème de la liberté de conscience, qui serait lui un problème de principe.
Je pense que la liberté religieuse, c'est :
a) d'une part, et le problème de l'Eglise dans sa relation avec l'Etat (ou l'autorité civile), avec l'homme social, collectif ;
b) d'autre part, et le problème de l'Eglise dans sa relation avec chacun de nous pris individuellement, avec les consciences de chacun d'entre nous.
Il me semble donc que ce problème est le même et qu'il demande une réponse de principe unique, celle que donnait l'Eglise avant Vatican II, même s'il est moins facile de faire appliquer ce principe aux Etats qu'aux individus, d'où la nécessité, souvent, de la négociation avec les Etats !
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