Rupture, autoritarisme et panurgisme par Paterculus 2012-06-20 23:47:25 |
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Je vois trois raisons, cher Steve, au fait que cette traduction si gravement fautive (comme pour toute la messe) ait pu être acceptée ainsi.
Il y a d'abord l'herméneutique de la rupture : il fallait que tout soit renouvelé, pensait-on, et on se jetait sur toutes les nouveautés sans discernement. Puisque, disait-on, nous sommes parvenus à un degré de développement scientifique, philosophique et moral jamais atteint, nous sommes à même de tout comprendre mieux que nos devanciers : la rupture est le propre du progressisme.
Ensuite il y a l'autoritarisme : on a usurpé l'autorité de l'Eglise pour faire passer des choses qui n'étaient pas la volonté de l'Eglise. Dans un domaine proche du nôtre, pensez à la façon dont on a supprimé le latin dans la liturgie en disant que c'était le concile qui le voulait, alors que le concile dit le contraire.
Enfin il y a le fait que dans les séminaires on enseigne à suivre le mouvement général, et l'on traque les manifestations d'initiative. Celui qui sort du lot est nécessairement un excessif, un insoumis, un désobéissant. On a de cette façon marginalisé tous ceux qui voulaient simplement le bon sens et l'application des normes romaines.
Et tout cela dure encore !
VdP
PS Si mes informations sont exactes, la traduction renouvelée va ressembler à celle proposée par Carmignac, avec l'expression "garde-nous".
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