Faut-il en conclure qu'il s'agit d'une fin de non-recevoir?
Rome nous dit : vous acceptez quand même ! Et nous, nous répondons : on ne peut pas.
C'est d'une limpidité déconcertante.
En gros:
1. Rome a fait des efforts de compréhension dont on se félicite.
2. Le Siège Apostolique n'est pas allé assez loin dans la remise en cause du magistère postérieur à 1954.
3. Rome ne pouvait pas aller plus loin sans se déjuger.
4. La Fraternité refuse, pa principe de rentrer sur le terrain de Vatican II
5. Le supérieur général conclut au dialogue de sourd.
6. Fin de la discussion: circulez, il n'y a rien à voir. On continue comme avant.
7. On remet la résolution de la querelle à la Providence.
Tout ça pour ça!
L'Histoire fait rarement repasser les plats deux fois. Mgr Fellay est louable de vouloir garder la sainteté de la doctrine traditionnelle. Cependant, il oublie qu'ordonné sans mandat apostolique et en absence de validation a posteriori, il laisse un trou béant dans l'unité de la succession apostolique. Il y a des risques que son lignage soit un jour tenté par l'autocéphalie sinon le sédévacantisme.
Je suis un peu déçu. Tel que présenté, il me semble que rome disait: "Vous pouvez critiquer Vatican II à souhait à la lumière de la tradition. Cependant, on ne saurait invalider son magistère authentique et tout passer par dessus bord (d'où l'allusion au catéchisme)." Il était sans doute loisible d'appliquer au catéchisme (d'autorité inférieure) la même lecture traditionaliste qu'au Concile lui-même.
Dommage donc.
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