les linguistes du CNRS ne doivent pas être de votre région par Luc Perrin 2026-08-30 19:04:32 |
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ni les auteurs anciens, rien de "moderne", qui sont cités dans la définition que j'ai donnée en entier.
Le sens étroit que vous indiquez, les annonces, existe bien entendu ainsi que les fameuses prières dont la prière universelle du N.O.M. est l'héritière, mais le sens commun est plus large et en fait un synonyme de sermon/homélie.
Puisque le CNRS ne vous satisfait point, je reproduis la définition de Littré (du XIXe donc un mécréant certes) :
Fac-simile de l'édition originale du Littré (BNF)
prône
(prô-n') s. m.
Instruction chrétienne faite chaque dimanche à la messe paroissiale. Bien que du Moulin [ministre protestant] en son livre Semble n'avoir rien ignoré, Le meilleur est toujours de suivre Le prône de notre curé, Vers mis par Racan sur un exemplaire du livre de du Moulin contre le cardinal du Perron.
"Je me plais à servir mon prochain, et c'est ce qu'on nous recommande au prône", Marivaux, Pays. parv. part. I.
"On ne sait quel est cet homme [saint Paul] qui, dans une espèce de prône commun, dit familièrement des mots sublimes", Chateaubriand, Génie, II, VI, 2.
Recommander quelqu'un au prône, le recommander aux fidèles lorsqu'on fait le prône ; et fig se plaindre de lui à ses supérieurs, pour lui attirer quelque châtiment.
"Vous avez fait une action de bon citoyen de recommander au prône d'un avocat général les infamies de la Beaumelle", Voltaire, Lett. en vers et en prose, 146.
"Dans votre beau discours du trône, Méchant, vous m'avez désigné ; C'est me recommander au prône", Béranger, Mes jours gras."
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