compléments par Réginald 2025-06-12 00:31:09 |
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1.Le choix du terme subsistit in dans Lumen gentium (§8) fut suggéré par le père Sebastian Tromp, jésuite, théologien du Saint-Office et secrétaire de la commission doctrinale du Concile. Il défendit avec constance l’identité pleine et entière entre l’Église du Christ et l’Église catholique. Théologien majeur du XXe siècle, il fut le principal rédacteur de l’encyclique Mystici Corporis sous le pontificat de Pie XII, ainsi que l’auteur de manuels d’ecclésiologie néo-scolastique de référence. Grand connaisseur de saint Robert Bellarmin, il prolongeait, la rigueur doctrinale du cardinal jésuite. Il participa également à la rédaction de l’encyclique Humani generis (1950), qui dénonçait avec force les tendances relativistes et évolutionnistes dans la théologie. On lui doit enfin la rédaction du schéma De Ecclesia élaboré par la commission préparatoire du Concile Vatican II, lequel affirmait explicitement l’identité de l’Église du Christ avec l’Église catholique. Il va donc sans dire que le père Tromp ne saurait, en aucun cas, être rangé parmi les représentants du modernisme.
2. Tromp affirma explicitement que subsistit in devait être compris dans un sens exclusif. Ce sens est confirmé par un enregistrement conservé dans les archives du Vatican, exhumé par le père Karl Becker, S.J., et publié dans L’Osservatore Romano (5–6 décembre 2005) :
« Possumus dicere itaque : subsistit in Ecclesia catholica, et hoc est exclusivum » (déclaré avec insistance),
« in quantum dicitur : alibi non sunt nisi elementa. Explicatur in textu » (Cité par Becker).
« Nous pouvons donc dire : “elle subsiste dans l’Église catholique”, et cela est exclusif, en ce sens qu’il est dit : ailleurs, il n’y a que des éléments [ecclésiaux]. Cela est expliqué dans le texte. »
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