douteuse par Lycobates 2025-05-23 15:13:53 |
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Le problème avec la confession réformée en 1973 n'est pas tellement (contrairement à d'autres nouveaux "sacrements" conciliaires) la forme radicalement changée (là le problème est clair), puisque ce n'est pas le cas, mais le fait que la forme retenue EGO TE ABSOLVO a été incorporée dans un contexte (le texte du rituel autour), sinon hétérodoxe, au moins de beaucoup moins affirmé catholique qu'avant. Un problème pareil existe pour le baptême.
Or, le pape Léon XIII nous enseigne (concernant les ordinations anglicanes) qu'une forme de sacrement, en soi interprétable de façon catholique, peut devenir douteuse, voire invalide, par le contexte du rituel dans laquelle elle est incorporée : semel novato ritu ... minime constat formula, une fois le rite réformé (dans un sens bien entendu qui s'éloigne du sens catholique : specie quidem redintegrandae eius formae primaevae, sous prétexte d'en restaurer la forme primitive), la forme, même matériellement correcte, ne signifie plus la même chose. C'est le principe de la significatio ex adiunctis, l'interprétation par le contexte, qui est un principe avéré de la théologie sacramentelle.
J'ai connu, dans les années 70 et 80 et encore au-delà, des prêtres catholiques devenus conciliaires et ayant adopté le NOM, qui n'avaient pourtant pas changé leur pratique et les formes d'ouir la confession et d'absoudre. Souvent même il avaient continué aprés 1973 à utiliser le rituel ancien en latin. Aucun problème dans ce cas. Ceux qui avaient adopté le nouveau, même traduit, reprenaient souvent volontiers l'ancienne forme en latin quand on le leur demandait en début de confession. Sans discussion. Aucun problème dans ce cas non plus.
Mais ces temps sont révolus ; ces prêtres, à cheval entre deux mondes, sont morts. Il reste les tradis, qui refusent les nouvelles formes, et les modernistes, qui souvent n'ont cure des principes de théologie sacramentelle.
Ainsi, le problème surgit (et bien entendu, le temps avançant, le nombre des beati possidentes diminue, c'est tous l'immense problème des ordres valides) avec les générations plus récentes, imprégnées d'un fausse théologie (du type: qui suis-je pour juger ? notre Seigneur a déjà tout pardonné une fois pour toutes, il vous suffit d'une foi fiduciaire), avec tous les problèmes moraux qui vont avec : confusions entre péchés véniel et mortel, voire négation du péché; confusions entre sujet et objet (dans le sens moral), entre for interne et externe, entre coulpe et peine, refus de donner une pénitence, ou d'exiger le ferme propos et ainsi de suite.
Dans ces cas, il est bien à craindre que même si par miracle le confesseur était encore prêtre valide, la forme EGO TE ABSOLVO** qu'il utilise ne serait plus interprétable dans un sens pleinement catholique.
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à traduire, si l'on traduit : "Je t'absous", pas "Je te pardonne" ! On pardonne à qui nous a fait un tort, mais personne n'a fait tort au prêtre, sa personne n'est pas concernée, il s'efface, il siège en juge qui absout après avoir pris connaissance précise du dossier que lui expose le pénitent. Ce n'est pas subjectif ou sentimental, c'est objectif.
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