Liturgie : les évêques de France resserrent l’étau par Info Renaissance Catholique 2025-05-20 14:05:09 |
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Il n' y a pas toujours que d’heureuses nouvelles au royaume de France :
"Alors que l’état de grâce se prolonge pour le pape Léon XIV et que beaucoup s’interrogent sur ses intentions concernant la célébration de la liturgie romaine traditionnelle, plusieurs évêques de France persistent dans leur hostilité militante à l’encontre de cette liturgie.
De fâcheuses restrictions
A tout seigneur tout honneur, NNSS Jordy, archevêque de Tours, et Lebrun, archevêque de Rouen, ont adressé, le 6 mai, es qualité de responsables des relations de la Conférence des Evêques de France avec les traditionalistes, une note à tous leurs confrères sur la participation éventuelle de prêtres diocésains au pèlerinage de Pentecôte Paris-Chartres. Il s’agit là d’une synthèse d’une lettre adressée, le 8 avril, par le cardinal Roche, préfet du Dicastère pour le Culte divin et la discipline des sacrements, à la CEF. Les principales dispositions sont les suivantes :
– « Il appartient à l’évêque de chaque diocèse qui sera traversé par le pèlerinage de Chartres de donner la faculté de célébrer la messe avec le Missale romanum de 1962 (…) aux prêtres qui ont été ordonnés avant le 16 juillet 2021 (…) ; pour ceux qui ont été ordonnés après cette date, l’évêque doit demander la licence au Siège Apostolique. »
– « Tous les prêtres célèbreront le sacrement de la pénitence selon le rituel Réformé par le Concile. »
– « A tous les prêtres doit être offerte la possibilité réelle de célébrer la Messe selon le Missel romain renouvelé par décret du saint Concile œcuménique Vatican II. »
Est-il utile de préciser que ce document n’a pas été transmis aux organisateurs du pèlerinage qui sont censés ne pas le connaître et n’ont donc pas à en tenir compte ? On notera avec tristesse, mais sans surprise, que l’action de grâces et la joie qui devraient animer nos pasteurs à la vue d’une belle jeunesse en quête de Dieu semblent avoir laissé la place à une simple note administrative marquée du sceau d’un positivisme juridique désincarné et sans âme.
Malheureusement, cet ostracisme aurait tendance à se généraliser. A Lyon, Mgr de Germay, a priori sur consigne du cardinal Aveline, archevêque de Marseille, vient d’interdire la célébration de la messe en rite lyonnais qui devait clôturer le pèlerinage organisé par l’association Via Lucis. Ce pèlerinage a été annulé.
A Valence, comme il y a un an à Quimper, la Fraternité Saint-Pierre sera remplacée à partir du 1er septembre par des prêtres diocésains. La messe traditionnelle sera conservée le dimanche mais l’ensemble des autres services paroissiaux (sacrements, catéchisme) seront conformes aux rituels « réformés », ou « renouvelés », on ne sait plus. Dans le même diocèse, à Montélimar, un prêtre de la Fraternité Saint-Pierre assurera la messe dominicale, sans cependant résider dans le diocèse. Point final, terminé !
Coup de mistral sur la Provence
C’est cependant au diocèse de Fréjus-Toulon que la situation reste la plus tendue. Mgr Rey avait souhaité faire de son diocèse un laboratoire de la « nouvelle évangélisation » en accueillant largement diverses communautés aux charismes variés et divers, voire antagonistes, allant, pour faire simple, des communautés charismatiques à des communautés traditionnelles. Ceci avec un incontestable succès faisant du Var, proportionnellement à sa population, le diocèse de France le plus riche en vocations sacerdotales. Cette expérience a pris fin avec la démission forcée de Mgr Rey il y a un an. Depuis lors, le nouvel évêque Mgr Touvet s’attache à normaliser le diocèse c’est-à-dire à y réduire, voire totalement éradiquer, la célébration de la messe romaine traditionnelle.
– Dans sa lettre pastorale du 16 avril 2025, « Ancrés dans l’espérance », Mgr Touvet avertissait : « Le missel (« de saint Paul VI ») publié en 1970 et révisé par saint Jean-Paul II en 2002 est la règle liturgique pour toute l’Église et donc aussi dans le Var. Le missel (« de saint Pie V ») d’avant le concile Vatican II bénéficie d’une concession d’utilisation : il faudra en examiner les contours dans notre diocèse ». Les contours sont en train d’être précisés avec le départ de la paroisse d’Ollioules des deux abbés Ansaldi, qui pratiquaient les deux rites de la messe et avaient organisé un patronage très dynamique.
– Six diacres de la Société des Missionnaires de la Miséricorde Divine sont toujours bloqués aux saints ordres car ils refusent d’être ordonnés au sacerdoce selon le rite réformé, ce qui serait contraire à leurs constitutions.
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