La référence du n° 32 de FS à A.L est contingente par Gereo 2024-01-05 02:56:15 |
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Le n° 32 dit :
La grâce de Dieu agit en effet dans la vie de ceux qui ne se prétendent pas justes mais se reconnaissent humblement pécheurs comme tout le monde. Elle est capable de tout orienter selon les desseins mystérieux et imprévisibles de Dieu. C'est pourquoi, avec une sagesse et une maternité inlassables, l'Église accueille tous ceux qui s'approchent de Dieu avec un cœur humble, en les accompagnant avec ces aides spirituelles qui permettent à tous de comprendre et de réaliser pleinement la volonté de Dieu dans leur vie.
Cela ouvre à une bénédiction des personnes (ce à quoi personne n'objecte, je pense), mais pas au couple qu'ils forment. La référence à A.L n'a rien d'original : distinction péché/pécheurs, accueil maternel de l'Eglise. Le texte fonctionne ainsi par glissements successifs, de propositions acceptables vers des propositions inacceptables, je ne vous apprends rien. Il donne même raison au responsum de la CDF en 2021 sur la bénédiction des unions homosexuelles (que vous ne contestez pas j'imagine) pour dire exactement le contraire sur les couples ! On ne peut rien inférer à mon avis de ce texte par rapport à A.L, caution commode en contradiction avec le n° d'A.L que j'ai signalé.
Si vous avez compris le sens d'A.L, il invite au cas par cas en matière de situation peccamineuse, car toutes ne sont pas équivalentes : une union hors mariage ne peut être comparée à une cohabitation homosexuelle avec les actes qui vont avec. Je suis désolé, mais ce que dit le n° 2357 du CEC sur les actes homosexuels ne s'applique pas aux actes sexuels dans l'union homme/femme, même irrégulière :
Ils sont contraires à la loi naturelle. Ils ferment l’acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d’une complémentarité affective et sexuelle véritable.
Comme elles ne sont pas équivalentes, leur imputabilité n'est pas équivalente : quelqu'un peut réaliser un adultère objectif dans le cas d'un divorcé-remarié abandonné, mais la conscience qu'il en a dans une société où le divorce est monnaie courante peut être affaiblie. Il n'a pas non plus de propos délibéré l'intention de commettre un adultère avec un nouveau conjoint dans le cas donné (qui n'est pas celui d'un conjoint qui trompe l'autre dans un nouveau mariage, évidemment)
Un homo en couple sait que l'Eglise réprouve les actes, c'est donc en toute connaissance de cause, et de propos délibéré qu'il se met en couple pour les commettre avec son partenaire. L'imputabilité n'est pas la même.
Tout le problème est que vous rejetez A.L : c'est peccamineux de toute façon, aucun distinguo n'est possible. Il y aurait matière à adhérer à F.S dans le prolongement naturel d'A.L, si F.S avait fait les distinctions nécessaires. Je rejette pour ma part le texte en bloc à cause de cette non-distinction.
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