Merci, mais j'ai quand-même dû bûcher un peu... par Davidoff2 2022-11-20 17:58:07 |
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A la vérité, j'ai beaucoup lu, et ce qui m'a apporté la paix, la tranquillité, le détachement, c'est après avoir lu le manuel d’Épictète, dont je vais faire un hyper-résumé :
Il y a deux choses qu'il faut considérer :
1) Ce qui dépend de nous
2) Ce qui ne dépend pas de nous.
Quiconque s'attache aux choses qui dépendent de lui conserve une absolue liberté, et de cette liberté naît le bonheur ; quiconque s'attache aux choses qui dépendent du dehors devient esclave, et cet esclavage le rend malheureux.
Tout ce qui dépend de nous, nous pouvons le changer, or, si quelque chose qui est ton pouvoir t'attriste, change ta manière de l'aborder ou trouve-y une solution, et tu seras heureux.
Si quelque chose qui ne dépend pas de toi t'attriste, pourquoi t'attrister, accepte cet état comme étant voulu par les dieux, cesse de t'apitoyer, et tu seras heureux.
Les choses qui ne dépendent pas de nous sont les autres, les jugements qu'ils formulent à notre encontre, la considération sociale qu'ils veulent bien te donner ou non, ainsi que toutes les épreuves ou les bienfaits qui arrivent de l'extérieur, ...plus largement, tout ce qui se passe dans le monde où tu n'as aucun pouvoir.
Pour être heureux, il ne faut désirer que ce qui dépend de nous, car désirer ce qui dépend du « hasard » revient à se faire l'esclave de ses passions.
Pour la hiérarchie des choses, j'aime beaucoup la manière dont Cesar Auguste a mené sa vie :
1) Intérêt personnel
2) Intérêt supérieur de la famille
3) Intérêt supérieur de l'Etat
4) Intérêt supérieur de Dieu
Et pour être tout à fait tranquille et éviter les frustrations, je m'en remet à la "devise" de Saint Augustin : "Le secret du bonheur, c'est de continuer à désirer ce que l'ont possède déjà".
Théoriquement, c'est facile, pratiquement, ça demande un peu de temps et d'exercice.
Un exemple juste pour illustrer, avant d'être capable de ne tenir aucun compte de ce qui ne dépend pas de moi, je regardais les gens à la messe se lever, banc après banc, tel un seul homme, pour aller communier, et ma pensée était mauvaise (car je communie rarement, je suis un pécheur), alors je me disais : "Quelle bande de crabes, je parie qu'ils pèchent plus que moi et ils osent s'approcher des saintes espèces comme ça les mains dans les poches ???"
Et donc, je morigénais en me prenant un peu pour une sorte de juge.
Aujourd'hui, quand je vois exactement la même chose, je me dis : "Loué soit le Seigneur, tant de gens dignes de le recevoir en eux sans trembler, c'est formidable !"
Et moi, je reste dans mon banc, sachant mes péchés, et osant à peine demander la grâce au Seigneur d'une communion de désir.
C'est un exemple, mais ça illustre la manière de voir et d'appréhender ce qui ne dépend pas de moi, parce que dans des histoires pareilles, seul Dieu peut juger de la dignité ou pas de recevoir son Fils, pourquoi je m'inquiétais de savoir si tel ou tel en était digne ? Ce n'est pas mon problème.
Et depuis, la vie est simple, j'essaye de recevoir avec la même humeur les bienfaits ou les épreuves du Seigneur, car tous ces trucs qui arrivent de l'extérieur dépendent de Lui ou des autres, et je les accepte en remerciant.
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