- "les liturgies orthodoxes seraient toutes invalides" : une chose est que le rite ne prévoie pas ces paroles, autre chose est leur omission volontaire, qui est une déclaration explicite de schisme
Les liturgies orientales connaissent l'équivalent de l'
una cum, où (le pape,) le patriarche et l'ordinaire du lieu sont nommés.
L'
una cum n'est en effet pas un enfantillage, mais selon la doctrine de l'Église (le pape Benoît XIV en 1756) "une profession d'adhésion ferme et volontaire à l'unité catholique" incarné par le Pape (le Pape étant le principe de l'unité de l'Église, cf.
Pastor aeternus, préambule), voir
ICI.
Vous faites bien de rappeler Saint Thomas.
Les sacrements de ceux qui ne se professent pas en communion avec le Pape légitime, mais aussi les sacrements de ceux qui se professent en communion avec un hérétique et/ou schismatique avéré (quel que soit son
titulus coloratus), sont de ce fait sacrilèges et ne confèrent pas la grâce (sauve la bonne foi à supposer dans le cas d'une ignorance invincible ou d'une erreur commune).
Ainsi le baptême valide d'un hérétique et/ou schismatique confère toutes les grâces du baptême jusqu'à ce que l'intéressé fait siens (généralement à l'âge de la raison ou pendant l'adolescence) les principes de l'hérésie ou du schisme en question. Un baptisé grec est donc membre de l'Église jusqu'à ce qu'il assume le schisme et les erreurs photiens.
Pour les autres sacrements, reçus de plein gré dans l'hérésie ou le schisme assumés, cela est beaucoup plus difficile.
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