et peut se poser pour n'importe quel pape, même avant la crise de l'Eglise.
Est-ce que la validité de l'élection d'un pape est vraiment soumise à un argument subjectif et qui plus est relevant du for intérieur pas forcément public comme la volonté de l'élu de faire le bien de l'Eglise ?
Cordialement
Meneau
Ce n'est pas question de validité de l'élection. Après l'élection, jusqu'à la preuve du contraire, l'Église a un vrai élu. C'est question de savoir si cet élu a l'autorité pontificale (et en ce cas là l'Église aurait un vrai pape) ou pas (et en ce cas là l'Église aurait tout simplement un élu).
En second lieu, ce n'est pas question de savoir si l'élu veut le bien de l'Église a
vec sa volonté subjective et intérieure, mais s'il veut ce bien
sa volonté objective et extérieure.
Mais qui juge de l'intention (objective) de l'élu?
Avec autorité, et consécutif effet légalement contraignant, seulement l'autorité de l'Église.
Du reste, n'est-ce pas la même chose pour tous les théologiens même en cas d'hérésie?
La question, bien sûr, relève d'une crainte légitime d'"anarchie" (et de fait l'Église, même à cet égard, paie très cher l'absence actuelle d'autorité).
Mais, en admettant qu'un vrai pape (avec tout l'épiscopat uni à lui) puisse, en tant que pape, donner du poison doctrinal aux fidèles, travailler à éliminer la masse du monde et, en général, à supprimer la foi, je ne sais pas quel sens aurait se poser le problème du susmentionné danger, étant donné que l'Église serait finie.
Et cela, cher Monsieur, au-delà de ce qu'il peut en penser votre courant sédépleniste :)
Cordialement