je dirais plutôt avec l'histoire qu'avec le Credo par Luc Perrin 2020-10-15 12:29:55 |
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La contestation sédévacantiste repose principalement sur la communion avec le Pape régnant incarné historiquement. La mouvance ne conteste pas l'office papal à la différence des Églises protestantes et Orientales séparées, elle ne conteste pas non plus ses pouvoirs affirmés par les conciles oecuméniques.
Le coeur du différent vient de la personne humaine qui est pape.
Si l'élection de Jean XXIII ou celle des autres n'est pas légitime, pour des tas de théories parfois très capillotractées - un clone de Paul VI, l'élection interdite de Siri ... -, il en découle automatiquement l'invalidité des actes de ces Pontifes "usurpateurs" comme au temps du Grand Schisme d'Occident.
Le conflit initial porte donc sur cette élection 1958 ou celle de 1963 selon les groupes.
La subtilité du Père Guérard des Lauriers est d'avoir surmonté ce problème historique dans son sédéprivationisme ou thèse de Cassiciacum. Lui ne conteste pas l'élection comme fait historique. Mais en séparant la personne du Pape, qui est bien pape de facto, et son action en tant que pape, il introduit là une dimension plus théologique et doctrinale qui pose moult questions.
Plus que le sédévacantisme (les divers groupes), c'est le sédéprivationisme qui se trouve poser des questions en rapport avec les "vérités de foi", au plan de l'ecclésiologie.
Les autres n'entrent pas dans ce débat complexe : pas d'élection valide, pas de pape, pas d'actes légitimes liés à ces papes. De là une situation de survie en diaspora façon chrétiens cachés japonais qui vivaient dans l'attente du retour des missionnaires, sans contact avec le pape historique mais en ayant gardé la mémoire de l'office pontifical comme chef de l'Église.
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