Qui paye quoi et avec quoi? par PEB 2020-10-04 16:54:56 |
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Le plus choquant n'est pas le double magistère islamique et chrétien sous couvert du Povorello qui n'en peut mais.
Ce texte dégoulinant de bons sentiments ne répond guère à une question fondamentale, pourtant au cœur même du principe de rédemption ou de rachat: Qui paye quoi et avec quoi?
Dans la parabole du Bon Samaritain, l'homme secourable donne à l'aubergiste deux deniers. Cette somme est censé couvrir les frais de ses deux journées d'absence: celle des Vendredi et Samedi Saints. Le Christ paye de sa vie la rançon et la survie de l'indigne pécheur qu'Il a ramassé sur son chemin.
Or, je n'ai pas vu mention dans l'encyclique de ces fameuses piécettes couvrant les charges du brave tenancier. On ne voit nul part les frais engagés par les soins d'urgence et de transport!
La plupart des homélies font l'impasse sur le sujet: on se demande bien pourquoi.
Le Saint-Père, tout laborantin qu'il est, méconnait les arcanes des comptes de charges et de passif. A la différence de Saint-Exupéry, il n'envisage pas le temps que ça prend pour s'apprivoiser, c'est-à-dire, pour se faire un ami, un frère, un époux.
Ce que François propose est sans doute très positif mais il ne prend pas en compte le fais que les ressources ne sont pas extensibles, y compris en matière de logement, de formation, d'insertion économique. Faut-il concevoir des programmes, finalement en défaveur des autochtones tels que les fameux "gaulois réfractaires"? Exempla sunt odiosa mais on le voit avec la question des mineurs isolés, dont les fonds sont épuisés par des immigrés sans droit ni titre aux dépens de jeunes Français en détresse, qui ne peuvent plus demander le soutien qu'ils pourraient légitimement attendre de la Nation.
De la même façon, son analyse des péchés du néolibéralisme n'assume pas la vraie question de l'expansion infinie de la dette (et de la financiarisation à outrance!). C'est de là que résulte une pression immorale qui entraine la hausse indécente du prix des actifs, du logement, des études &c. Le consommateur-travailleur est alors réduit en esclavage par le crédit. Le soutien aux entreprises zombies déguise un pseudo-capitalisme (en réalité débitisme!) de connivence. On voit alors se lever une corruption endémique en absence du contrôle démocratique. Car, la démocratie c'est aussi un marché réellement libre de fixer les prix de la richesse.
Le docteur angélique aurait beaucoup à nous en apprendre, notamment sur la notion de justice économique.
Bref, je ne donne pas 4/20 à une note qui fait l'impasse sur son antithèse à savoir le paiement de la facture d'hospitalisation en pension complète, relevé pourtant par l'Evangéliste lui-même.
PS: Après, on s'étonne des scandales de gros sous dans l'Eglise mais l'inculture des pasteurs à ce sujet en dit déjà long...
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