L’intuition, c’est l’indispensable nécessaire permanent ! par Glycéra 2020-05-03 14:38:40 |
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L’intuition, c’est l’indispensable nécessaire permanent !
Examen de votre proposition : l’intuition, c’est l’exception !
Si oui …
Pour celui qui vit machinalement, répétition d’un processus inscrit dans les habitudes
Pour celui qui répète ce qui lui a été inculqué, comme en dressage
Pour celui qui ne sait plus où il en est, qui n’est pas conscient de son : où, quand, comment, pour quoi (but) ?
Si non …
Pour celui qui reste connecté à la Vie, qui, elle, change sans cesse, comme Elle respire (Vie = Dieu)
Pour celui qui écoute la personne présente, avec son individualité, jamais égale à une norme
Pour celui qui entend quelqu’un lui parler, même les mêmes mots sont maintenant autres qu’hier
L’intuition, c’est la lueur, l’étincelle, le flash, le faisceau du projecteur, la lumière, selon les moments l’intensité et la forme change, ainsi que la cible de cette lumière, intérieure, pour éclairer nos choix.
Décider selon des programmes pré-établis ? pré-enregistrés ? sous les ordre du boss (chef du PC = poste de commandement) ou du BIOS (de l’ esclave mécanique = le PC homonyme), qu’est-ce ?
C’est une réaction d’animal, humain peut-être, mais animal. Animé, mais d’une âme animal : l’esprit n’est pas à ce qu’il fait, ce qu’il a à faire, ce qu’il choisit de faire.
En temps de crise ? (crisis veut dire choix, donc décision) L’intuition est requise, réquisitionnée, maximale sous peine d’être inhumain.
En temps de paix, avoir à chaque moment le geste juste, la conscience des sens (les 5 externes, et les autres intérieurs), la connaissance de soi, de son choix d’acte, de son état, de sa capacité du moment présent.
Exemples ?
Conduire une auto = intuition du geste, anticipation des autres conducteurs, sens de l’orientation, finesse de ressenti des pneus sur le goudron, écoute des variations du moteur, ou ajustement à ses passagers, et éviter de leur faire peur pour rien, ou de les rendre nauséeux…
Soigner = intuition du caractère propre du consultant, de sa différence de constitution, savoir entendre ses propos, reconnaître malgré ses maladresses de vocabulaire, ou ses hésitations à dévoiler, ou son désir de ne pas être plaintif pour rien. Intuition de poser les bonnes questions : celles qui lèveront un point, un bout du fil, pour dérouler l’histoire et remonter peu à peu à la cause des malaises, parfois très ancienne. Décoder les écarts entre ses gestes et ses paroles, car il ne sait pas dire, ou parce qu’il survit depuis des décennies en compensant ses manques ou ses faiblesses, natives parfois.
Enseigner = se rendre compte de la forme mentale de son élève : visuel ? auditif ? kinétique ? et lui donner l’approche qui parlera à ce qu’il est, au moment où il en est, et le guidera peu à peu. Un kiné de rééducation va agir de même, pour trouver les exercices à faire pratiquer sans décourager d’avance l’asthénique, sans épuiser non plus celui qui en fait toujours trop, et qui abandonneront tous deux avant les bienfaits.
Cuisiner = disposer de son arsenal de recettes, et assaisonner (= mettre en saison) selon les ingrédients et selon les convives, parfois même choisir selon les pathologies pour aider la vitalité à se refaire au mieux.
Musiquer = percevoir les capacités d’audition, connaître ceux qui écoutent, et deviner ce qui parlera à leur âme. Le même concerto sera différent d’un jour à l’autre. L’art de « l’interprête » qui se prête en inter-médiaire pour donner à entendre ce que la musique a à dire ce jour-là à ces âmes-là. C’est toute la vie qui passe (les faussetés légères de certaines notes n’enlèvent rien, parfois, tout du contraire) : le contraire ? La musique en conserve dans un CD … Rien à voir !
Prêcher = sentir ce que l’auditoire peut percevoir : ne pas se contenter de rappeler les prescriptions (comme les pharisiens savent si bien les dérouler) à ceux qui prient tout au long du jour, dans chaque geste du quotidien // ne pas débattre de points exégétiques à ceux qui sont affamés, meurtris et sous le coup de catastrophes humanitaires urgentes.
Non, je ne veux pas ivre sans l’intuition, toujours disponible.
Parliez-vous de cette intuition-là ? Ou bien pensiez-vous seulement : intuition = petite idée nouvelle à essayer sans réfléchir, sans s’exercer à l’évaluer ? **
L’intuition est notre nourriture quotidienne !
Elle seule est la source créatrice, adaptative : le doigt du Créateur qui nous demande à chaque instant de Le suivre, de s’adapter à Lui, à Sa demande.
Elle seule est la clef de démarrage de tout geste juste, ajusté au moment vécu.
Que pourriez-vous répondre à tout mon discours ?
Le sujet n’est pas futile, ni superficiel : il est vital, il y va de notre esprit d’homme accompli. Se connaître, c’est aussi cela : distinguer en soi la lueur venue du Ciel de celle venu du démon-singe ou de l'intention réelle dans notre petit vanité.
Je vous remercie du temps que vous passerez à répondre
Avec mes bonnes salutations
Glycéra
qui ne pensait pas écrire une telle tartine en retour de votre réflexion en coup d’épée.
** Comme les innovations infondées, non étudiées, et divulguées à des ignorants pour se faire approuver par un grand nombre en isolant ceux qui pensent autrement ?
On retrouvera là ce « Jésus ou Barrabas ! » mortifère.
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