De même qu'il y a à Paris un évêque arménien et un évêque ukrainien, qui ont un diocèse réel. Ils ne sont pas "en titre", ils le sont réellement.
... certains orientaux font de même.
J'ai très bien connu feu l'évêque Serge (Konovalov/Коноваловъ) à la rue Daru (qu'il repose en paix) qui était Exarque pour les Russes blancs en exil et en communion avec le patriarcat de Constantinople, et qui était "archevêque de Eucarpia".
Polyglotte et érudit, d'une bonhomie avenante, cet homme pouvait aussi corriger l'orthographe russe selon les coutumes prérévolutionnaires, un art de bien écrire que peu de Russes natifs maîtrisent encore de nos jours !
Archevêque d'Eucarpia ! Alors que ce siège n'est qu'un évêché, suffragant de Synnada, et qu'il n'y a pas de Russes, et plus de Grecs, depuis 1922, en Phrygie salutaire. Je ne vous apprends rien.
Εὐκαρπία, Uşak :

Par ailleurs il ne saurait y avoir "aberration" ou "monstruosité", pour un catholique, dans une pratique, liturgique ou canonique, que l'Église a légitimement poursuivie et maintenue pendant des siècles. L'assistance de l'Esprit-Saint l'en préserve nécessairement.
Il me semble en outre très souhaitable de perpétuer en quelque sorte les diocèses éteints, surtout ceux dans le domaine de l'Église latine, comme ceux de Proconsulaire, qui ont apostasié (pas bien sûr les diocèses supprimés en Europe faisant aujourd'hui partie d'autres encore existants: c'est là une nouveauté détestable de l'ère montinienne): car il ne convient pas, à mon avis, d'oublier que ces "partes infidelium" d'aujourd'hui furent un temps chrétiennes, et qu'on peut et doit célébrer une messe de temps en temps à leur intention, comme le suggère d'ailleurs le droit canon aux titulaires de ces diocèses : 348§2:
Decet ex caritate, citra tamen obligationem, ut [Episcopi titulares] aliquando Missae sacrificium pro sua dioecesi applicent.