A vous la preuve par BK 2017-05-31 12:48:38 |
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Benoît XVI par exemple a donné l'ordre de publier son Jésus de Nazareth, tout en précisant qu'il n'était pas magistériel.
Vous trouverez dans le fil auquel je vous avais renvoyé, dans les statuts de la CTI, dans tous les articles traitant du statut magistériel des notes de la CTI qu'une note de la CTI est toujours publiée avec l'approbation du pape, sans pour autant être magistérielle.
C'est à vous de prouver votre prétention que ce document est magistériel, que Benoît XVI a fait plus que la simple approbation pour publication des notes d'étude de la CTI, qui est normale dans les statuts de la CTI.
Par ailleurs, vous gagneriez à enrichir votre réflexion si personnelle en creusant les références de la note de la CTI :
Durant cette période, d’une part, les papes (Paul III, Benoît XIV, Clément XIII)[78] défendirent le droit qu’avaient les catholiques d’enseigner l’austère conception d’Augustin, selon laquelle les enfants qui meurent avec le seul péché originel sont damnés et punis par les tourments éternels du feu de l’enfer, encore que ce soit avec une « peine très douce » (Augustin) par rapport à ce que souffrent les adultes punis pour leurs péchés mortels. D’autre part, lorsque le synode janséniste de Pistoie (en 1786) dénonça la théorie médiévale des « limbes », Pie VI défendit le droit qu’avaient les écoles catholiques d’enseigner que ceux qui meurent avec le seul péché originel sont punis par la privation de la vision béatifique (« peine du dam ») mais non pas par la peine du sens (« peine du feu »). Dans sa bulle Auctorem fidei (1794), le pape condamna comme « fausse, téméraire et injurieuse pour les écoles catholiques » la doctrine janséniste « qui rejette comme une fable pélagienne (fabula pelagiana) ce lieu des enfers (que les fidèles appellent “les limbes des enfants”) dans lequel les âmes de ceux qui sont morts avec la seule faute originelle sont punies de la peine du dam, sans la peine du feu, comme si ceux qui écartent la peine du feu introduisaient par là ce lieu et cet état intermédiaire, sans faute et sans peine, entre le royaume de Dieu et la damnation éternelle dont fabulaient les pélagiens[79] ». Les interventions pontificales durant cette période protégèrent donc la liberté des écoles catholiques de discuter cette question. Elles n’ont pas assumé la théorie des limbes comme une doctrine de foi. La théorie des limbes fut cependant la doctrine catholique commune jusque vers la moitié du xxe siècle.
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