Un après-Concile orthodoxe n'aurait pas plus aux clercs néo-catholiques. par Scrutator Sapientiæ 2017-05-28 13:34:58 |
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Bonjour, bon dimanche et merci.
Ce qui suit complète, le moins mal possible, ce qu'écrit Monsieur l'abbé Jean-Michel Gleize.
A. Un après-Concile orthodoxe, qui aurait pris appui, le plus possible, sur Dei verbum, sur Lumen gentium, sur Sacrosancto concilium, sur Ad gentes, et qui aurait pris appui, avec un maximum de conceptions et de distinctions orthodoxes, de patience et de prudence, de précautions et de précisions, sur les textes les plus rénovateurs du Concile ou les plus spécifiques à Vatican II, n'aurait pas plu aux clercs néocatholiques, et cette approche n'a même pas effleuré leur conscience, avec effet utile, non seulement sous Paul VI, mais aussi sous Jean-Paul II.
B. Par exemple, je ne sais pas dans quelle mesure et jusqu'à quel point il est possible de dire
- oui, bien sûr, à Dei verbum, oui bien sûr à la prise en compte orthodoxe de l'Ancien Testament et du Nouveau Testament, de chacune des composantes de la Tradition, et du Magistère,
donc
- non, bien sûr, à la réduction ou à la soumission de l'exégèse et de la théologie catholiques à telle méthode contextualiste, culturaliste, herméneutiste ou historiciste,
mais je sais bien que nous sommes en présence de clercs qui, pour la plupart, ne sont ni capables, ni même désireux de se positionner en disant OUI à Dei verbum, donc NON à toute exégèse et à toute théologie qui ont pour effet (ou pour objet...) d'édulcorer, de fragiliser, de démanteler ou de dénaturer la foi catholique.
C. Autre exemple : je ne sais pas dans quelle mesure et jusqu'à quel point il est possible de dire
- oui, bien sûr, à Lumen gentium, oui bien sûr à la prise en compte et à la mise en oeuvre de LG 17, dont je recommande la relecture,
donc
- non, bien sûr, aux expressions et aux omissions qui contribuent, depuis l'intérieur de l'Eglise, et depuis le début du pontificat de Jean-Paul II, à la formation d'un certaine forme d'égalitarisme, d'évolutionnisme, d'horizontalisme ou d'humanitarisme interreligieux,
mais je sais bien que nous sommes en présence de clercs qui, pour bon nombre, ne sont ni capables, ni même désireux de se positionner en disant OUI à Lumen gentium, donc NON à tout concordisme interreligieux, oh pardon : à tout dialogue interreligieux, qui repose souvent sur du confusionnisme théologique et débouche souvent sur du consensualisme axiologique.
D. Je ne sais donc pas si une "entente doctrinale" est envisageable ou réalisable avec des hommes d'Eglise qui ne sont pas eux-mêmes toujours d'accord entre eux, mais je sais bien que certains d'entre eux ne veulent
- ni entendre parler des idées intrinsèquement fausses, dans l'ordre du croire humain en Dieu, qui éloignent de la foi surnaturelle ou opposent à la foi surnaturelle,
- ni entendre parler des actes intrinsèquement mauvais, dans l'ordre de l'agir humain en ce monde, qui éloignent de la loi naturelle ou opposent à la loi naturelle.
Je vous remercie pour votre compréhension, au contact de ces quelques mots, et vous souhaite un bon dimanche.
Scrutator.
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