Nous sommes d'accord par Turlure 2016-08-18 10:35:34 |
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Vous avez raison de me corriger sur l'ancienneté de la computation des jours a media nocte ad mediam noctem. On a par exemple du mal à imaginer une règle d'abstinence le jeudi soir, en tous cas après l'an mil (car je verrais plus là une origine médiévale qu'antique). Il faudrait peut-être chercher chez Gratien, ou ailleurs dans le Corpus.
Mais - corrigez moi si je me trompe - c'est sous Pie X que l'on a fait courir l'office des fêtes simples de matines à complies alors qu'il s'étendait de vêpres à nones. Il est vrai que pour les féries, on compte de longue date (peut-être par abus de langage à l'origine) les jours de minuit à minuit : les matines du vendredi succèdent aux complies du jeudi.
Je vous suis evidemment sur le sujet les veilles antiques. Il n'est nullement question de messes du samedi soir. Les vigiles de Pâques de la Pentecôte ainsi que les samedis des Quatre Temps sont les témoignages de ces nuits passées en prière, alternant traits et lectures avant le chant de l'Evangile et le Sacrifice au lever tant attendu du soleil dominical. Si je ne me trompe pas, c'est quelques siècles plus tard (VIe-VIIIe ?), alors que la distinction entre la messe et l'office quotidien s'est plus formalisée, que ces célébrations se sont placé entre none et vêpres du samedi, perdant leur statut de messes dominicales. Plus tard encore, on les a avancées au matin.
Quant à la distinction entre computation canonique et liturgique, elle est compréhensible mais, je le maintiens, étrange lorsqu'elle fait continuer un jeûne de vigile après les premières vêpres d'une fête (on en parlait le 24 décembre dernier) !
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