En désaccord avec la règle de la foi par Vianney 2014-04-14 00:38:11 |
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...vous voulez dire, celle qui se trouve dans le chap. 3 de Pastor Æternus, où il est question du pouvoir et de la nature de la primauté du pontife romain. Pour rappel :
“Ainsi donc, Nous enseignons et déclarons que l’Église romaine, par disposition du Seigneur, possède sur toutes les autres une primauté de pouvoir ordinaire et que ce pouvoir de juridiction du pontife romain, qui est vraiment épiscopal, est immédiat. Les pasteurs de tous rites et de tous rangs ainsi que les fidèles, tant chacun séparément que tous ensemble, sont tenus au devoir de subordination hiérarchique et de vraie obéissance, non seulement dans les questions qui concernent la foi et les moeurs, mais aussi dans celles qui touchent à la discipline et au gouvernement de l’Église répandue dans le monde entier ; de telle manière que, en gardant l’unité de communion et de profession de foi avec le pontife romain, l’Église est un seul troupeau sous un seul pasteur suprême (Jn 10, 16). Telle est la doctrine de la vérité catholique, dont personne ne peut s’écarter sans danger pour la foi et le salut.”L’Église peut-elle se tromper quand elle impose une discipline à tous les catholiques ? Ce texte répond non, puisqu’il oblige tous les fidèles à lui obéir sans restriction, en soulignant : “Telle est la doctrine de la vérité catholique, dont personne ne peut s’écarter sans danger pour la foi et le salut.”
“(Canon) Si donc quelqu’un dit que le pontife romain n’a qu’une charge d’inspection ou de direction et non un pouvoir plénier et souverain de juridiction sur toute l’Église, non seulement en ce qui touche à la foi et aux moeurs mais encore en ce qui touche à la discipline et au gouvernement de l’Église répandue dans le monde entier, ou qu’il n’a que la part la plus importante et non pas la plénitude totale de ce pouvoir suprême ; ou que son pouvoir n’est pas ordinaire ni immédiat sur toutes et chacune des Églises comme sur tous et chacun des pasteurs et des fidèles : qu’il soit anathème”.Ça ne vous rappelle rien, ça, “qu’il soit anathème” ? C’est exactement l’expression employée par saint Paul dans son épître aux Galates. Or, de quoi y était-il question ? De l’obligation d’observer les prescriptions mosaïques. Les adversaires de saint Paul prétendaient y obliger les Galates, alors que les apôtres en avaient dispensé désormais les fidèles. Question purement disciplinaire, mais où la foi était néanmoins engagée : “Il a plu au Saint-Esprit et à nous...” (Actes des Apôtres, 15, 28.)
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